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Sonnet élyséen

hollande

Ah! je voudrois estre Roy de la France,
Non pour avoir tant de villes à moy,
Ny pour donner à un peuple la Loy
Ou estonner chacun de ma presence,

Non pour briser vertement ma lance,
Ny pour braver sur tous en un tournoy,
Pour dire après : « Ah! Dieu! que nostre Roy
Est bon gendarme et meilleur qu’on ne pense! »

Ny pour avoir aussi tant de veneurs,
Ny tant de chiens, de chevaux, de piqueurs,
Ny pour tirer honneur de ma noblesse,

D’un Duc, d’un Comte ou d’un Prince du sang,
Ou pour marcher le premier en mon rang,
Mais pour jouir bientost de ma Maistresse.

Brantôme,
Recueil d’aulcunes Rymes, XXVII.

Une Réponse à “Sonnet élyséen”

  1. guernico dit :

    Houellebecq a produit sur ce thème des considérations définitives : où comment, dans son œuvre maitresse (les écrits postérieurs ne sont qu’une variation à l’infini de cette intuition géniale) « Extension du domaine de la lutte », il décrit une théorie globale du libéralisme, fût-il économique ou sexuel.

    JR Boulin dans son « Supplément au roman national » nécessite aussi d’être relu : où l’on voit que le Dominant (singulièrement s’il est laid , sans charisme, et de « Gôche » au sens Flanbiesque et Mélanchoniste du terme) voit s’offrir à lui profusion de cuisses ouvertes, au détriment du Prolo méprisé, confiné dans sa misère sexuelle, et maintenant pénalisé (au sens juridiciste du terme) par sa fréquentation subreptice des courtisanes de basse extraction.

    Voir en particulier sa description de Roland Garros, épiphanie du pansexualisme de la caste bourgeoise.

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