
«La part de la morale», avec Paul Ricœur et Monique Canto-Sperber
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Quelques jours après le 11 septembre, Finkielkraut souligna dans cette émission le travers sociologiste très répandu selon lequel les islamistes ne seraient que les effets de causes (au sens déterministe). On ne dit plus que la fin justifie les moyens mais que la ou les causes (pauvreté, opression, humiliation, etc) produisent leurs effets logiques.
Lycéen à l’époque, je n’écoutais pas encore Répliques, mais heureusement, j’eus droit pour mieux comprendre ce qui venait d’arriver à un cours spécial 11 septembre par mon professeur d’histoire. Dans ce cours nous fut pendant une heure expliqué que le désespoir, la pauvreté et l’humiliation causés par Israël étaient responsables du 11 septembre. Comment ne pas péter un cable quand on est massacré continuellement et même mis dans des camps de concentration (terme utilisé, je n’exagère pas) ?
Ce cours me fit passer de sympathisant d’extrême-gauche se disant même anarchiste (la bonne blague !) à lecteur de Renaud Camus et fidèle auditeur de Finkielkraut. J’ai d’ailleurs plus tard remercié ce professeur pour cette mue salutaire.

Je ne comprends pas. S’agit-il d’une émission récente ?
« Quelques jours après le 11 septembre, Finkielkraut souligna dans cette émission… »
Voyons George-s !
Non, oui , pardon, je croyais qu’il s’agissait d’une émission de la belle Monique. Mais, vous me direz, même dans ce cas-là, ça ne pouvait pas être très récent, puisque Ricœur a comme on dit disparu…
Bon, je retourne me coucher, vous me réveillerez quand Finkie sera de retour, parce que son remplaçant, là, entendu un peu ce matin…
Je ne fais même pas l’effort d’écouter ce remplaçant. Est-il si mauvais que ça ?
Je ne sais pas si l’on peut dire qu’il est mauvais, disons plutôt qu’il n’existe pas beaucoup…
Ce qui est intéressant, en revanche, c’est la désorientation sensible des invités, même s’ils ne sont jamais venus à Répliques, on sent bien qu’ils ne savent pas très bien sur quel pied danser, en l’absence de Finkielkraut. C’est qu’il avait institué un ton, une manière, une forme, ce qui, sans faire école, a néanmoins fait norme…