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Passacaille (3) : Godowsky

Passacaille (1927)
44 variations, cadence et fugue sur le thème d’introduction
de la « Symphonie inachevée » de Schubert.

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La Nocence,
instrument du Grand Remplacement

Allocution de Renaud Camus, Président du parti de l’In-nocence,
Assises Internationales sur l’islamisation de nos pays,
Paris, 18 décembre 2010

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La conjonction en cette fin d’année de ces deux évènements, l’un politique, l’autre éditorial, forma autour de Renaud Camus une effervescence journalistique inhabituellement indulgente s’étant traduite par de nombreux entretiens que voici.

Entretien avec Pierre Cassen (Riposte Laïque)
lundi 6 décembre 2010

Riposte Laïque : Vous étiez plutôt connu comme écrivain. Vous avez créé le Parti de l’In-nocence, en 2002. Pouvez-vous expliquer les raisons de cette démarche ?

Renaud Camus : Le désespoir, principalement. 2002, c’est l’année du choix impossible, Chirac – Le Pen — impossible parce qu’aux deux parties en présence il était pour moi exclu d’apporter mon vote. Chirac (et Jospin ç’aurait été bien sûr la même chose), c’était la continuation de la politique en cours, l’immigration à outrance, la porte ouverte à la contre-colonisation, le délabrement de l’École, la grande déculturation, l’assentiment passif à ce qui survient, l’amitié du désastre. Le Pen, c’était le drame par excellence de notre époque historique, ou plutôt sa tragédie, car cette aporie est d’essence tragique : un homme et un parti qui sur le point capital de la situation en cours, à savoir ce que j’appelle, moi, le Grand Remplacement, voient juste, disent juste, prédisent juste et sont seuls à le faire ; mais auxquels il est impossible de se rallier parce que d’autre part ils s’ingénient, à coups de mauvaises petites phrases, de plaisanteries abjectes, de provocations sinistres, à des ambiguïtés sordides, à des compromissions intolérables, à des contradictions radicales vis à vis de ce qu’il faudrait défendre, la culture, la civilisation, l’histoire, l’honneur, la liberté. Oui, ce beau sujet de tragédie : un homme est seul à voir juste mais par les mots qu’il emploie, par les associations qu’il suggère, il semble faire exprès d’interdire qu’on se rallie à sa vision et qu’on adhère à sa personne, qu’il fait tout pour rendre haïssables.

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Les valeurs de l’homme contemporain / avec Pascal Bruckner

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Qu’est-ce que la civilisation libérale ? / avec Philippe Raynaud

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Voir aussi cette vidéo récente :


Français par Saint-Saëns

Extraits d’Une histoire de la musique de Lucien Rebatet, chapitre L’académisme français :

CAMILLE SAINT-SAËNS (1835-1921). C’était un parisien, né dans une famille de bourgeois fortunés qui s’extasièrent devant sa précocité. A onze ans, il était déjà un virtuose complet du piano, donnait son premier concert salle Pleyel. A dix-huit, il faisait la conquête de Liszt. Sa mémoire tenait du miracle. Il stupéfiait Wagner en lui jouant par cœur tout Tristan.

Ce brillant jeune homme allait faire montre du plus détestable caractère. Sous le prétexte de défendre la pureté de l’art français, il versa dans une xénophobie absurde, puis dans une haine de tout talent nouveau. Après avoir prôné Wagner, il le vilipenda, réclamait son éviction de tous les concerts et de toutes les scènes de France. Il fut odieux avec Debussy, usa contre lui d’arguments d’une dégradante sottise. En 1916, il faisait retirer d’un programme une œuvre de Maurice Ravel, alors volontaire aux armées, parcequ’il la prétendait « de style boche, munichois » !

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Entretien avec Pierre Manent

« Il n’est pas vrai que le religieux puisse devenir une simple question privée, anecdotique. La proposition chrétienne garde toute sa place dans la conversation contemporaine, parce que les autres propositions, j’ose le dire, proposent une version de l’universel qui me semble moins convaincante. La peur du conflit a fait que toute réflexion sur le sujet est très mal vue. Nous sommes tenus de supposer que la présence de millions de musulmans parmi nous est sans conséquence politique ou spirituelle. Camus montre très bien, dans une de ses nouvelles sur l’Algérie, à quel point la condition coloniale aboutissait à ce que les deux communautés se croisaient là-bas sans se voir. Eh bien, au nom du respect de l’islam, on nous demande au fond de rééditer en Europe cette situation. Circulez, faites comme s’il ne se passait rien. Il s’agit pourtant de la plus énorme transformation de la substance européenne depuis des siècles. »

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Autoportrait avec Marc Weitzmann, Élisabeth Lévy et Fabrice d’Almeida

Paraîtra le 18 novembre, aux éditions David Reinharc, l’Abécédaire de l’In-nocence, regroupant une sélection de communiqués, des extraits d’éditoriaux ainsi que des interventions tirées du forum du parti fondé par Renaud Camus, lequel a accepté, à l’occasion de cette parution, de répondre à quelques questions.

— Dans Pire que le mal, vous critiquiez les deux “remèdes impossibles” souvent avancés pour freiner, voire même endiguer, “la disparition en cours de la culture, de la civilisation et du peuple français” ; le premier étant l’accroissement démographique, que vous jugiez comme relevant d’un mauvais calcul, puisque “les politiques natalistes sont l’un des plus puissants incitatifs qui soient à l’immigration de masse” ; et le deuxième de ces remèdes étant Jean-Marie Le Pen, qui par ses compromissions langagières, rendit impossible que l’on s’alliât à lui, quand bien même “partageait-on nombre de ses constats et adhérait-on à une grande partie de son programme”. Quatre ans après la rédaction de ce texte, plusieurs questions viennent naturellement à l’esprit.

Que répondriez-vous à l’objection nataliste selon laquelle c’est l’accroissement démographique des “Français historiques” (et non pas celui des Français au sens hermogénien du terme) qui serait souhaitable et à encourager, tant qu’ils représentent encore, sur leur territoire, une part importante de la population ?

— La plupart des démographes délirent. Ils réfléchissent en faisant totalement abstraction de ce que disent la littérature, la poésie, le regard, l’expérience sensible et plus expressément encore l’écologie : à savoir que la terre n’en peut plus de l’homme. Le parti de l’In-nocence est un parti écologique, le parti de la non-nuisance. Et toutes les politiques écologiques sont absolument vaines, du vent, du temps, des efforts et des fortunes perdus, qui ne luttent pas d’abord contre l’accroissement démographique, premier de tous les maux dont souffre la planète, et celui qui explique et entraîne à peu près tous les autres. Non seulement nous n’avons jamais été si nombreux sur la terre, mais même la France n’a jamais eu une population si nombreuse. Même les Français « historiques », comme vous dites élégamment, n’ont jamais été en pareille quantité. Nous étions quarante millions au début du XXe siècle, nous voilà avançant à marches forcées vers les soixante-dix millions. Qu’est-ce que c’est que ces absurdes menaces d’extinction ? Il n’y a pas la moindre menace. Certes, une population qui se stabiliserait en quantité, ou même, mieux encore, qui réduirait en nombre, vieillirait nécessairement, vieillit, et ce n’est forcément une mauvaise nouvelle pour la paix, pour l’harmonie sociale, pour la sagesse, pour la culture et la civilisation : à ceci près bien sûr qu’à ce vieillissement inévitable, et même souhaitable, il faut être très attentif et consacrer un part importante de la réflexion sociale, et morale, et de la recherche scientifique — que le care soit à l’ordre du jour, c’est indubitable : sur ce point Martine Aubry a raison.

Les peuples les plus anciennement « développés », ceux qui sont le plus chargés d’histoire, de civilisation, de hauts accomplissements culturels et de réflexion sur eux-mêmes, sont parfaitement conscients, inconsciemment conscients, peut-être, malgré tous les discours irresponsables de leurs démographes, repris en chœur par tous les médias (d’une manière d’ailleurs scandaleuse), que le développement démographique ne peut pas se poursuivre indéfiniment. Ils voient bien, ces vieux peuples, le délabrement de la terre, l’épuisement des ressources, les tensions que fait naître la promiscuité, le devenir-banlieue du monde, la disparition de la campagne, du vide, de la nuit, de l’absence possible, de la ressource d’éloignement. Laissés à eux-mêmes, ces peuples-là, dans leur vieille sagesse, diminueraient en nombre, malgré les objurgations de savants fous des démographes. Et ils le font, ils le feraient, voyez l’Allemagne, voyez l’Italie, n’était l’immigration. L’immigration ne diminue pas en nombre, elle, ni les immigrés en taux de reproduction. Ils ont fui leur pays pour échapper, entre autres choses, aux effets désastreux du développement démographique constant, et, selon un schéma qui s’observe dans tous les domaines, ils reproduisent exactement, c’est le cas de le dire, dans les pays d’accueil, ce qui leur a fait quitter leur contrée d’origine, à commencer par les taux de reproduction faramineux. Et ce faisant ils accélèrent ce que l’In-nocence et moi appelons le Grand Remplacement, ils nous conquièrent par les ventres, conformément d’ailleurs au programme parfaitement explicite posé par un Houari Boumedienne il y a quarante ans.

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La campagne de France (de 2012)

30 novembre 2011Libre journal de Paul-Marie Coûteaux

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19 novembre 2011Répliques / Malaise dans la civilisation

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11 octobre 2011Novopress

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Où l’on apprend que même Daniel Lindenberg, le grand intellectuel progressiste auquel ce blog doit le nom, lit Muray avec délectation.

Du grain à moudre / 16 septembre 2010

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L’homme nourrit une telle passion pour les systèmes, pour les déductions abstraites, qu’il est prêt à travestir sciemment la vérité, prêt à fermer les yeux et à se boucher les oreilles devant la vérité, rien que pour justifier sa logique.

*

La science apprendra à l’homme qu’il n’a jamais eu de volonté, ni de caprices, et qu’il n’est, en somme, qu’une touche de piano, une pédale d’orgue; ce qu’il accomplit, par conséquent, il l’accomplit non selon sa volonté, mais conformément aux lois de la nature. Il suffit donc de découvrir ces lois, et l’homme alors ne pourra plus être tenu responsable de ses actions (…) Toutes les actions humaines pourront être évidemment calculées mathémathiquement d’après ces lois (…)

*

L’homme, quel qu’il soit, aspire toujours et partout à agir selon sa volonté et non d’après les prescriptions de la raison et de l’intérêt; or, votre volonté peut et doit même, parfois, s’opposer à vos intérêts. Ma volonté libre, mon arbitraire, mon caprice, si fou qu’il soit, ma fantaisie surexcitée jusqu’à la démence, voilà précisément la chose qu’on écarte, l’intérêt le plus précieux qui ne peut trouver place dans aucune de vos classifications et qui brise en mille pièces tous les systèmes, toutes les théories.

*

Qu’est-ce qu’un homme dépouillé de désir, de volonté, sinon un écrou, une transmission!

Dostoïevski, Carnets du sous-sol (1864)

> D’autres extraits sur le blog du sous-sol <

Passacaille (2) : Shostakovich

Concerto pour violon (1947)

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L’essoufflement indéniable de la série « Français par » me contraint à débuter une nouvelle série consacrée à la passacaille, cette forme musicale combinant plusieurs procédés (basse obstinée, rondeau et variation). Pourquoi la passacaille ? Y-a-t-il un quelconque rapport avec ce site ? me demanderez-vous. À vrai dire, aucun, mais on pourrait s’amuser à soutenir le contraire : multiséculaire, la forme de la passacaille nous parvint en ayant su rester relativement intacte. Des compositeurs très divers en composèrent, qu’ils fussent éloignés dans le temps comme Couperin et Dutilleux, ou dans l’espace comme Britten et Shostakovich. On ne peut que saluer ce conservatisme formel.

De « tendances formalistes persistantes » fut justement accusé Shostakovich, en pleine composition du concerto pour violon. L’accusation peut sembler anodine mais on ne plaisantait pas avec le formalisme à l’époque ; Shostakovich préféra donc attendre des temps plus cléments pour présenter son concerto au public, ce qui fut fait sept ans plus tard, une fois Staline six pieds sous terre.

L’ensemble du concerto : 1-2-3-4-5

> Passacaille (1) : Dutilleux <

La France et les immigrés / 1985

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Penser le mal / 23 novembre 2002

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Émissions complémentaires :
Conversation entre Finkielkraut, Girard et Sloterdijk
« Les carnets du sous-sol » de Dostoïevski

Pour parler du Dernier Homme,

Hank nous revint.

Il en sort que nous ne sommes

Que des pantins.

Français par Lalande

Dies Irae (1690)

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Hymne liturgique ayant pendant des siècles constitué, comme séquence, l’un des pillers de la Messe de requiem, le Dies Irae fut abruptement retiré lors de la réforme liturgique suivant le second concile du Vatican. Ce texte, et d’autres, « sentaient trop la spiritualité négative héritée du Moyen-Âge » et « donnaient trop d’importance au Jugement, à la peur et au désespoir », si l’on en croit l’architecte de cette réforme.

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