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Français par Ravel (2)

Chanson populaire limousine (1910)

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La crise de l’Occident

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La crise de l’Occident
Paul-François Paoli / Alexandre Del Valle

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Plaidoyer pour l’Inquisition

Joseph-de-Maistre

Quelques extraits savoureux des Lettres à un gentilhomme russe sur l’Inquisition espagnole du comte Joseph de Maistre.


  Vous voudrez bien, monsieur, observer ici, en passant, qu’il ne faut jamais confondre le caractère, et, s’il est permis de s’exprimer ainsi, le génie primitif d’une institution quelconque, avec les variations que les besoins ou les passions des hommes la forcent à subir dans la suite des temps. L’inquisition est, de sa nature, bonne, douce et conservatrice: c’est le caractère universel et ineffaçable de toute institution ecclésiastique: vous le voyez à Rome et vous le verrez partout où l’Église commandera. Mais si la puissance civile, adoptant cette institution, juge à propos, pour sa propre sûreté, de la rendre plus sévère, l’Église n’en répond plus.

*

  Quant aux moyens, le meilleur (tout crime excepté) est celui qui réussit. Si vous pensez aux sévérités de Torquemada, sans songer à tout ce qu’elles prévinrent, vous cessez de raisonner.

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Les derniers jours

Entretien avec Jean Clair / Canal Académie

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Français par Boulez

Mémoriale (1985)

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Le 13 novembre dernier, le juge des référés de Bobigny, sur une plainte de la Licra, a ordonné la censure partielle du « Salut par les Juifs » de Léon Bloy. On croit comprendre la raison de cette condamnation : cette œuvre vient d’être rééditée en même temps que quatre ouvrages notoirement antisémites par un éditeur proche de l’extrême droite.

Cette décision de justice suscite l’étonnement et l’inquiétude en frappant une œuvre littéraire vieille de 122 ans et maintes fois rééditée sans avoir subi jusqu’à ce jour les foudres de la justice.

En 1892, Léon Bloy publie « Le Salut par les Juifs » en réponse aux « élucubrations antijuives » d’Édouard Drumont, auxquelles il oppose son commentaire d’un passage de l’Évangile affirmant que « le Salut vient des Juifs ».

Contrairement aux autres auteurs condamnés par le juge de Bobigny (des journalistes et un industriel fameux), on n’a nullement  affaire, dans le cas de Bloy, à un propagandiste antisémite, mais à un écrivain habité par la foi, qui métamorphose l’histoire en fiction symbolique pour tenter de déchiffrer ce que Dieu réserve au genre humain. Bloy, dans ses œuvres historiques, joue des ressorts de l’analogie, s’emparant tour à tour de Christophe Colomb, de Jeanne d’Arc, de Marie-Antoinette, de Napoléon et du peuple d’Israël. Il opère ainsi des recréations qui tentent de saisir le mystère de notre rédemption, promesse inexplicablement différée à travers les siècles.

Dans « Le Salut par les Juifs », il adopte une démarche proche de l’ancienne scolastique visant à épuiser l’objection adverse avant de faire valoir en conclusion son propre point de vue. Il reprend en l’occurrence les lieux communs de l’antisémitisme avant de les balayer. La position qu’il défend dans son livre est claire : le peuple juif, affirme-t-il, joue un rôle éminent dans l’histoire, puisque de lui dépend le salut de l’humanité.

Un jeune juif républicain, Bernard Lazare, qui sera bientôt l’un des plus ardents défenseurs de Dreyfus, ne s’y est pas trompé en publiant le 16 octobre 1892 dans « L’Événement » un compte rendu du livre de Bloy intitulé « Un philosémite ». [Lire la suite]

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Lire aussi : Défense de Léon Bloy / L’affaire Léon Bloy

John Milton’s Paradise Lost

Libre Journal des Belles-lettres
Alain Lanavère

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  Onfray chez Ruquier, encore… et cette fois, personne pour le critiquer, ou simplement le contredire – Zemmour et Naulleau (les seuls ingrédients qui rendaient cette mauvaise soupe buvable) ayant été remplacés par deux inoffensives perruches. Chaque fois qu’un de ses livres paraît (c’est à dire tous les deux ou trois mois), c’est l’éternel (aller-)retour du nietzschéen caennais. Les portes de son TGV n’ont pas le temps de siffler que le tout-Paris médiatique grouille déjà d’impatience. C’est à qui lui déroulera la plus clinquante serpillière promotionnelle, – les coadjuteurs du Spectacle agissant là moins par accointance idéologique (comme la part complotiste de moi-même voudrait le croire), que pour des considérations strictement médiatiques. Car, pour le producteur de « débats » culturels, avoir dans son émission un bon client de cette envergure, une telle poule aux buzzes d’or, c’est garantir à coup presque sûr un nombre record d’hydrocéphales disponibles. Son talent télévisuel serait tel qu’on lui aurait même proposé le fauteuil d’Audrey Pulvar – c’est dire.

   Je souillerais cette page si j’entrais dans les détails de cet insignifiant symposium ; aussi ne rapporterai-je que très fragmentairement le laïus de notre engourdisseur d’âme préféré. « Il y a dix ans, quand j’ai créé cette université populaire, il était question de répondre à une urgence politique : la présence de Le Pen au second tour. » Quel peut bien être le rapport entre les deux ? serait-on en droit de se demander. Onfray étalerait-il sans pudeur le parti pris gauchiste de son « enseignement »? Détrompons-nous. « Pendant la révolution, il y avait des gens qui pensaient, comme Condorcet, que plus on élevait l’intelligence des gens plus ils voteraient intelligemment. » Telles étaient donc les motivations secrètes du fondateur de l’Université populaire ! Dire que j’avais toujours cru à une simple sécession universitaire… Derrière la fougue apparente du frondeur se cachait donc une philanthropie discrète, une charité aussi désintéressée qu’exemplaire puisque toute entière consacrée aux simples d’esprit.

   À y réfléchir posément, son raisonnement se tient. Il est même d’une logique implacable ! Loin d’être ontologiquement diaboliques, les lepénistes seraient seulement un brin demeurés. Et une fois identifiée cette arriération mentale des milieux populaires blancs comme la principale matrice du vote Le Pen, la solution se présente d’elle-même, il suffirait tout simplement d’éradiquer l’imbécillité, mais comment s’y prendre ? C’est en se rasant, le matin du 22 avril 2002, qu’Onfray trouva son chemin de Damas : l’antidote au retour du fascisme, c’était lui ! « Que l’on réunisse vite ces ignares quelque part ! », dut s’écrier le philosophe, avec la majesté qu’on lui connaît. « Dans un amphithéâtre, par exemple… un brillant esprit comme le mien se chargera, au moyen d’idées progressistes éloquemment vulgarisées, de leur élever l’intelligence, à ces mal-votantes canailles. Les quelques points de Q.I. ainsi gagnés transmueraient nécessairement tout lepéniste, quelque simplet qu’il soit, en un mélenchoniste fervent ».

   Avec certains réactionnaires, cependant, il semblerait que l’entreprise d’Onfray soit vaine. Dix ans, déjà, que j’écoute ses cours (mon Dieu !…) et jamais je ne me suis senti aussi éloigné des José Bové, Clémentine Autain, et autres fanaux du Progressisme. Une exposition soutenue à la propagande gauchiste a dû produire, chez moi, par la répétition et l’intensification de ce poison, un phénomène de mithridatisation idéologique. Mon crâne s’est doublé d’un deuxième rempart, éthéré celui-là : une cuirasse neuronale née de la fréquentation du mensonge et de la rhétorique, un gilet pare-sophismes à l’épreuve des journaleux les plus sournois. Merci aux chroniques logorrhéiques d’Edwy Plenel pour l’immunisation ! Ainsi protégé, je ne risque donc rien à utiliser, comme il m’arrive parfois de le faire, les conférences dormitives d’Onfray comme un somnifère naturel : même après l’endormissement, mon inconscient restera sur ses gardes.

L’affaire al-Durah

Philippe Karsenty invité du
Libre Journal des droits et des libertés

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L’atonalisme. Et après ?

Conférence de Jérôme Ducros au Collège de France

Français par Dutilleux (4)

Sonatine (1943)

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(Merci à Jean-Michel Leroy)

Le meurtre du Roi-prêtre

 Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

 Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau.

Albert Camus, L’homme révolté.

(Merci à Rogemi)

Un été chez Wagner

(pour Georges)

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La France livrée aux sauvages

 Laurent Obertone au Libre Journal d’Henri de Lesquen

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