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En Afrique du Sud, ça barde dur. C’est une question de jours. Ils vont bien finir par tous les foutre dehors ces blancots de merde, reprendre leur pays, renoircir leur paradis bordel ! Allez-y les mecs, égorgez-moi ces faces de navets, qu’il ne reste plus un seul Blanc en Afrique !

Marc-Édouard Nabe, journal, 1984

Quel subversif ce Nabe ! Les risques juridiques (et physiques) de cet appel au génocide ayant été majeurs, saluons donc le courage dont il fit preuve !

24 Réponses à “Nabe et les « faces de navets »”

  1. Alexis dit :

    Et n’oublions pas ces lignes immortelles extraites d’un fameux éloge de Zidane : « Aucun risque pour Zidane d’aller en Irak, avec toute la France derrière lui. Quel beau geste ça aurait été ! De ne pas l’avoir fait a abouti au coup de boule sur Materazzi. Le raccourci est inepte ? Réfléchissez ! Zidane a bien compris que son terrain d’expression était celui du foot, c’est donc là qu’il a réagi enfin à toute cette injuste guerre faite aux Arabes qui ne font que se défendre. C’est dans les mots mêmes de ses « explications » : « je n’ai fait que réagir à une provocation ». Que font d’autres les « terroristes » que de réagir aux « provocations » des occidentaux qui spolient leurs terres, bafouent leur foi, exploitent leur manque de savoir-faire, moralisent leur obscurantisme, et volent leurs richesses ?
    Qui sait si toutes ces réalités ne se sont pas imprimées en lui d’une façon beaucoup plus traumatisante qu’on ne croit ? En les refoulant, elles sont sorties comme ça, au moment le plus inattendu sur le premier Blanc venu. Pas tout à fait n’importe qui d’ailleurs : une brute d’Italie, comme par hasard, l’un des pays européens qui a accepté d’aller casser de l’Irakien en Mésopotamie aux côtés des salauds de Bush.
    Au bout d’un moment, ça s’accumule, dans l’esprit et le cœur d’un Arabe. Gavé d’images blessantes comme un fakir avale des lames de rasoirs, il était prévisible que Yazid dégueule tout ça sous une forme ou sous une autre… 9 juillet 2006, à la 110e minute, à la fin de la prolongation du match France-Italie, Zidane parle enfin, et comme cette tête de con, de son propre aveu, a de beaux yeux mais ne sait pas parler, il agit. Ne vous y trompez pas, c’est encore de la parole, ce coup de boule. Tout le prouve : d’abord son originalité : Zidane n’a pas défoncé la tête mais le thorax de Materazzi jusqu’à vaciller lui-même de l’avoir fait si bien tomber sur le dos. Ce n’est plus du foot, c’est de la boxe (d’ailleurs Zinédine avait le poignet bandé et le poing serré comme ceux d’un boxeur). On aurait dit un bélier qui fonçait sur un rhinocéros et qui le mettait K.O. Les deux corps étaient dans une position magnifique, à donner envie à Delacroix de repeindre sa Lutte de l’ange avec Jacob !… L’image, dévoilée comme une révélation après l’action, telle une image cachée dans le tapis, est à ranger parmi les plus belles de la télé… Ça en rappelle une autre… Oui ! L’avion de Mohammed Atta percutant la tour du World Trade Center ! Toutes proportions gardées, c’est la même chose ! Avec la même violente beauté tragique, Zidane a envoyé sa tête d’Arabe percuter le poitrail d’un occidental.
    «Terroriste », c’est l’insulte suprême mais il faut l’entendre comme Zidane ne supportant pas qu’à travers lui on insulte Ben Laden ! Lui croit que ce qu’il ne supporte pas, c’est qu’on fasse l’amalgame entre un Musulman français d’origine algérienne et les terroristes islamistes d’Al Qaida, mais son corps n’aime pas qu’on dise que les Arabes sont des terroristes parce qu’il sait bien au fond de lui que ce sont des résistants… »

    Ah oui, décidément, quel talent ce Nabe ! Comme on comprend qu’il soit devenu l’une des idoles de la « réacosphère » !

  2. NR dit :

    Idole de la réacosphère, c’est beaucoup dire. Idole de la « banlieue cultivée » (c’est à dire non-analphabète), très certainement. A ce titre, les consonnances orientales des pseudonymes s’exprimant sur son « site des lecteurs » sont révélatrices.

  3. Lecteur occasionnel dit :

    Sinon Nabe raconte encore des conneries, comme à chaque fois qu’il se prononce sur un sujet politique. Les Afrikaans étaient sur le territoire de l’actuelle Afrique du Sud… avant les noirs.

  4. Abourema dit :

    Faux, bien entendu. Les premiers afrikaans (anciennement appelé Boers) arrivés dans la région du Cap se métissaient volontiers avec les populations autochtones (Khoïkhoïs ou Hotentots), mais ceux qui sont arrivé par la suite les ont mis à l’écart (ils les appelaient les bastards). Ce sont aujourd’hui les Griquas, ostracisés comme métis pendant le régime de l’Apartheid. Quant aux Zoulous et autres peuples bantous, ils étaient déjà depuis longtemps dans le Transvaal et surtout dans les régions minières (or, diamants etc.) quand les Boers ont fui les Anglais par delà le fleuve Orange.

    Un peu de culture historique ne vous ferait pas de mal. Venez en discuter sur le forum des lecteurs de Nabe.

  5. Lecteur occasionnel dit :

    Abourema, les Boers sont allés s’installer bien plus loin que là où se trouvait le territoire des Zoulous et des Bantous (après les guerres dans le Transvaal justement). Vous m’excuserez de faire d’avantage confiance à un universitaire spécialiste de la question comme Bernard Lugan qu’à un écrivain certes talentueux du point de vue littéraire mais toujours à côté de la plaque en matière politique et historique comme Nabe, qui reste encrassé dans sa logique anticoloniale de gauchiste des années 1970 (il faut dire que c’est le monde dans lequel il a vécu étant jeune).

  6. Lecteur occasionnel dit :

    Et pour information, les Afrikaans ne sont pas tous des Boers.

  7. Abourema dit :

    Lecteur d’occasion,

    Inutile d’appeler Bernard Lugan à la rescousse pour noyer votre contre-vérité dans des détails secondaires.

    Votre affirmation première était : « Les Afrikaans étaient sur le territoire de l’actuelle Afrique du Sud… avant les noirs ». Reconnaissez-vous maintenant qu’elle était fausse ? Si oui ou si non, expliquez-moi pourquoi. Que nous soyons sur de bien nous comprendre.

    C’est à ce prix que nous pourrons entrer dans les arguments (ce mot ne vous fait pas peur, je suppose…) secondaires que vous avez avancé par la suite.

  8. Lecteur occasionnel dit :

    Effectivement, je me suis emporté. J’aurais dû dire : les blancs étaient sur le territoire de l’actuelle Afrique du sud avant les populations noires qui y vivent aujourd’hui, si l’on excepte les Tsongas qui vivaient dans l’actuel Mpumalanga et les peuples Sothos dans les hauts plateaux au sud du fleuve Limpopo (à l’échelle de la France, ça représente la région du Nord, donc pas grand chose), ainsi que les peuples Nguni à 1500 bornes du Cap (mais là encore, c’est très loin du lieu où naîtra ce qui allait devenir l’Afrique du Sud). Les Boers qui fondèrent l’État libre d’Orange ne « volèrent les terres » d’aucune population africaine.

    Et vous qui semblez vous piquer de détails, admettez au moins que Nabe se trompe royalement, les Noirs d’Afrique du Sud ne pouvant pas récupérer leur pays, puisque ce n’est pas le leur : ceux sont les Blancs qui ont créé ce pays.

  9. Abourema dit :

    Procédons point par point maintenant. J’ai tout mon temps :

    Donc, selon vous, comment les tout premiers Blancs de la région du Cap auraient-ils pu se métisser avec des autochtones si ces derniers n’avaient pas été déjà là ?

    Expliquez-moi ce mystère…

  10. NR dit :

    Pas besoin de rentrer dans un débat historique vain. On nous dit, sur le forum des nabiens, que l’Afrique du sud fut colonisée sauvagement et qu’elle appartient aux noirs (oppressés), d’où la légitimité d’une épuration ethnique visant les blancs (oppresseurs). Or, la réalité historique est loin de correspondre à cette vision manichéenne, et même si telle était le cas, je ne vois pas en quoi cela justifierait un génocide des blancs.

  11. Abourema dit :

    Une question me taraude : pourquoi ne répondez-vous pas aux arguments du forum de Nabe sur le forum de Nabe ?

  12. Jean dit :

    Nabe se hait, hait sa civilisation et son sang à un point qui dépasse l’entendement. Il fallait le voir jouir en disant que les Arabes enfin allaient enculer les Blancs, après le 11 Septembre. Ca touche à la démence, et ce n’est même pas rattrapé par un talent d’écriture un tant soit peu original.

    Sans parler du statut de gourou auquel il accède grâce à la secte qu’il s’est créée, qui me semble infâme et indigne d’un artiste authentique. Ce type est une baudruche et il ne doit sa gloire qu’à la concomitance de sa haine de son sang avec celle que revendique sa civilisation en général. Quoi de plus déshonorant que d’accompagner si médiocrement une époque déjà aussi basse ?

  13. Abourema dit :

    à Jean,

    Ce type est une baudruche et il ne doit sa gloire qu’à la concomitance de sa haine de son sang avec celle que revendique sa civilisation en général.

    Joli lapsus…

    D’ailleurs, si je vous apprenais que Nabe a du sans turc, considéreriez-vous alors que Nabe dit ce qu’il dit par amour de son sang ?

    à NR,

    Pourquoi ne me répondez-vous pas ?

  14. NR dit :

    A croire ce qu’il en dit dans son journal, Nabe se considererait comme un oriental, de par son sang gréco-turque (bien qu’il ait aussi du sang italien). Son aversion pour les souchiens et l’Occident ne serait donc pas de l’auto-flagellation ou de la haine de soi mais plutôt un mélange de gauchisme et de tiers-mondisme hérité du milieu qu’il fréquente jeune (Siné, etc).
    Abourema, j’ai déjà répondu sur le forum des nabiens et ne tient pas particulèrement à poursuivre la discussion. S’il est inutile de prêcher des convaincus, l’inverse (prêcher des convaincus de l’autre bord) semble l’être encore plus .

  15. Abourema dit :

    à NR,

    Et si j’avais étais un convaincu de votre bord avant de devenir un convaincu de l’autre ?

    Tout ça pour vous dire qu’il me semble malhonnête de prétendre que Nabe avait espéré un génocide en 1984 alors qu’il avait espéré une révolution. En effet, les pouvoirs en place, s’ils sont capables d’organiser des génocides, n’organisent jamais les révolutions contre eux-mêmes.

    Pouvons-nous au moins être d’accord sur cette question de terminologie ?

  16. NR dit :

    Pouvons-nous au moins être d’accord sur cette question de terminologie ?

    Les révolutions sont des renversements soudains de régimes politiques, pas des épurations éthiniques à la machette, même s’il peut y avoir concomitance des deux.

  17. Abourema dit :

    Un renversement soudain de régime politique peut aussi être un coup d’état, voire une transition « démocratique » (comme ce fut d’ailleurs le cas en Afrique de sud).

    Je ne connais en revanche pas de révolution qui ne se soit faite dans le sang. Et toujours, les privilégiés du régime (ici en l’occurence les Blancs) en font les frais s’ils ne font pas le calcul élémentaire d’éviter cette révolution par une autre forme de transition.

    D’autre part, Nabe a un jour écrit qu’il ne suffit pas d’être noir pour ne pas être blanc. Je le prends au mot et ne vois donc pas de raison de ne pas croire qu’il ne visait pas aussi les Mangosuthu Buthelezi et consorts.

    Pour ce qui concerne les rares Blancs de ce pays ennemis de l’Apartheid, c’est tout simple : ils sont considéré comme hommes avant d’être blancs. Sinon, comment auraient-ils fait confiance à Pierre-André Albertini pour porter des valises ?

    Prouvez-moi donc que les génocides se réduisent à une histoire de machettes et ne sont pas systématiquement le plan d’un appareil d’état.

  18. Abourema dit :

    Puisque vous mettez tant de temps à me répondre, puis-je en déduire que votre profession de foi néo-réac s’apparente plus à un engagement de supporter qu’à une quête de vérité ?

  19. NR dit :

    Vous avez vu juste, les biais idéologiques qui me brouillent l’esprit sont si forts que la vérité m’importe peu. Résultat : j’en oublierais presque que les blancs d’Afrique du sud sont des méchants à éliminer.

  20. Abourema dit :

    Allons allons, il n’est pour l’instant pas question de ce que vous pensez personnellement des Blancs (avec majuscule SVP. Non pas par respect pour eux mais pour les règles de la langue française dont vous vous targuez pour accabler les consonances orientales de certains pseudonymes) d’Afrique du sud mais de terminologie. Nous y reviendrons plus tard si vous le voulez mais il faut au moins nous mettre d’accord sur le sens des mots auparavant.

    Il est indubitable que Nabe a écrit ce qu’il a écrit. Mais vous, qu’avez-vous à répondre à mes arguments sur ce que vous avez écrit ? Si vous maintenez toujours le terme de génocide, il faut que vous les réfutiez.

  21. NR dit :

    Monsieur Rema, nous ne sommes pas dans une classe de débat, ici. Vous voyez dans ce paragraphe de Nabe un appel à la révolution, très bien ; j’y vois plutôt un appel au génocide. Aucun de nous ne fera changer d’avis l’autre, merci et au revoir.

  22. Coriandre dit :

    Et si on massacrait plutôt Nabe et son fan club de crétins?

  23. Jean dit :

    On n’en sortirait pas. Mais je suis bien aise de voir qu’il n’est pas de mon sang. Il parade chez Ardisson le sinistre alors qu’il devrait être en train de lever l’arrière train dans un pays pouilleux et inculte comme tous ses bien aimés coreligionnaires. Un peuple en bonne santé morale aurait déjà [censuré] cette raclure pour ce qu’il a écrit.

  24. Nebo dit :

    « qu’il ne reste plus un seul Blanc en Afrique ! »

    Je suis assez d’accord… que l’Occident se retire simplement de ce continent et qu’il les laisse se démerder avec leur Grand Sens de la Civilisation.

    Seulement… y’a le pétrole, l’uranium… et les chinois. Merde ! Va falloir rester encore un peu et faire au mieux.

    Nabe écrit bien quand il s’en donne la peine… à part ça, politiquement c’est un petit con… un nabeau quoi.

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