Des critiques qu’aura suscitées La grande déculturation de Renaud Camus, celle de Frédéric Martel (producteur à France culture) se sera démarquée par le caractère criard de son mépris et la mauvaise foi imbécile des rares arguments – l’insulte et l’anathème occupant le principal du court texte.
Des travers listés, confusion, incohérences et approximations étonneront à n’en pas douter le lecteur de Renaud Camus – non pas que le reste de la liste soit pour autant pertinent ; c’est plus l’incongruité des reproches que leur fausseté qui provoque l’étonnement. Car la pensée de Renaud Camus, ayant pour socle une syntaxe exemplaire, s’évertue, inversement à ce qui lui est reproché, à rester nuancée et subtile ; et ce, malgré la force attractive d’un manichéisme presque inhérent aux thèmes périlleux abordés.
S’ensuit, énoncé sur un ton de circonstance – grave et concerné -, le sempiternel rappel du prétendu antisémitisme d’un Renaud Camus omnipotent et calculateur, se réjouissant du scandale que sa soif de renommée aurait poussé à fomenter puis à alimenter. Soyons clairs : considérant la bassesse haineuse des attaques, le corporatisme pavlovien, le souhait avoué de censure et le mimétisme zélé dont fait preuve Martel, nous imaginons aisément ce que ce thuriféraire de Diam’s aurait pensé des juifs s’il avait vécu durant les années trente.
Soulignons aussi que la thèse principale – tout simplement raciste - n’est étayée que par une formule imprécise et insipide, à laquelle, en l’état, on pourra faire dire tout et son contraire : Renaud Camus théorise la différence culturelle des races. Diable ! Mais que cela signifie-t-il ?
Heureusement pour nous, le consciencieux Martel s’est livré à un recueil de citations censé appuyer ses accusations. Passons sur les coupes, Martel tranche en profondeur, comme on pouvait s’y attendre. Plus intéressante en revanche l’expression relevée «Français d’ascendance française», isolée, se suffisant à elle-même. Ne le saviez-vous pas ? Le caractère français de la France n’est plus dicible que lorsque l’on se réjouit de sa dissolution ; en regretter la grandeur passée, en aimer les vestiges, ou seulement l’énoncer de façon neutre est tout simplement raciste.
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Finkielkraut répond à Martel :
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La critique de Martel (retirée de son site le 26 juin 2008) :
Un livre raciste
Résumé : Un livre minuscule et minable.
Il y a des livres qui posent de mauvaises questions et d’autres qui donnent de mauvaises réponses. M. Camus fait l’un et l’autre. Mais cela n’est pas grave : les erreurs factuelles, les mensonges de faits, les incohérences, les approximations et exagérations, la confusion, le ridicule, la bêtise, tout simplement, sont permanentes dans son triste opus.
Ce qui est plus grave, c’est le racisme. Il y a quelques années, Renaud Camus, esprit malade, avait provoqué et délibérément entretenu l’ « affaire Camus » en ayant dans un de ses livres un passage clairement antisémite. On croyait l’incident clos. Le voici qui récidive cette fois en théorisant la différence culturelle des races. Son dernier livre est tout simplement raciste.
Inutile de débattre, inutile de chroniquer. On ne discute plus avec Renaud Camus.
On regrettera simplement que Fayard ait accepté de publier ce livre minuscule et minable.
Un dernier point quand même. Après avoir dénoncé durant tout un livre l’inculture des masses (et singulièrement des Français issus de l’immigration), la baisse du niveau au bac, les erreurs des incultes etc., Renaud Camus cite page 128 « le conservateur en chef du Metropolitan Museum de New York, Patrick de Montebello ».
M. de Montebello est président du Metropolitan Museum. Et il ne s’appelle pas Patrick, mais Philippe.
Vous avez vu ? Pas très courageux, le Martel : il a retiré sa diatribe, sans doute parce que son directeur accepte de parler avec le diable ?
J’ai vu ça sur le forum du parti et suis à la fois étonné et embêté : si on ne peut plus lire le texte auquel je réponds, on ne va plus rien comprendre à mon petit texte ou même penser que j’y suis allé trop fort.
Je vois que vous avez trouvé la bonne solution…
Je dirais bien : « il faut pouvoir regarder la saloperie en face », mais me rappelant en quelle occasion j’entendis cette expression (BHL parlant de La campagne de France), je m’en abstiendrai. Vous m’aurez néanmoins compris.
Ah oui, tiens, j’avais oublié cette phrase de BHL.
Monsieur Martel reste le même arriviste de toujours. Il l’était à l’époque de Le Rose et le Noir. Un plus d’un petit con. Il continue avec ces conneries.
Il ne faut définitivement plus se mettre Martel en tête!
Là Diam’s nous montre que la guerre sainte c’est pour tout de suite, merci Diam’s!
Cher Georges-S
On a oublié beaucoup de phrases de BHL, et c’est tant mieux pour lui!
Là, il a entre les mains. et les cuisses, une Guinness, et ça risque bien de finir dans une bière, sans pression!