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Français par Alkan

Sonatine (1861)

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29 Réponses à “Français par Alkan”

  1. George-s dit :

    Qui joue ? Cet Alkan est un fou furieux !

  2. admin dit :

    Toujours Marc-André Hamelin, premier mouvement de la sonatine op.61. (voir disque)

  3. admin dit :

    Puisque vous avez l’air d’aimer, j’ajoute les deux derniers mouvements de cette sonatine.

  4. George-s dit :

    Oh, merci à vous, W, c’est très gentil. J’ai honte, mais je ne connais quasi pas Alkan.

  5. George-s dit :

    J’en ai les cheveux dressés sur la tête ! Hamelin est aussi fou qu’Alkan… Il y a d’autres candidats au suicide ?

  6. admin dit :

    Je l’ai découvert il y a peu grâce à Hamelin. Je n’avais jamais entendu parlé de lui, pourtant je m’intéresse particulièrement au piano.

  7. George-s dit :

    Je connaissais d’Alkan seulement sa fameuse Sonate, bien sûr, mais, pour des raisons idiotes de refus de céder à l’engouement qu’elle suscitait dans les années 80, je n’ai pas voulu connaître Alkan. Toujours la même histoire des références négatives…
    Il y a un snobisme des ceux qui connaissent, en musique, les compositeurs que personne ne connaît (suivez mon regard), qui m’agace profondément. Mais je dois reconnaître que connaître les petits maîtres est une nécessité, si l’on veut réellement comprendre la musique.

  8. George-s dit :

    Cet Hamelin est tout à fait impressionnant. Il sort d’où, ce pianiste ?

  9. admin dit :

    Il a l’air spécialisé dans ces compositeurs oubliés ou jamais connus : Godowsky, Szymanowski, Catoire, Ornstein, etc.
    Ses trois disques d’Alkan (que je préfère largement à Liszt) sont en tous cas remarquables.

  10. George-s dit :

    « Que je préfère largement à Liszt »…

    Allons allons, Cher W, calmons-nous, Liszt n’a pas écrit que des chefs-d’œuvre, mais il a écrit La Sonate en si mineur, ce qui suffirait largement à faire disparaître Alkan sous terre.

  11. George-s dit :

    Quant à « oubliés ou jamais connus », je veux bien pour Catoire et Ornstein, mais ni Godowsky ni Szymanowski ne me semblent oubliés…

  12. admin dit :

    Jamais connus de moi ou du grand public. J’ai découvert grâce à lui (ou suis en train de découvrir) Dukas, Shchedrin, Alkan, Rzewski, Kapustin, Albeniz, Medtner, les quatre déjà cités et d’autres encore. Que ces compositeurs aient été plus ou moins connus ou importants, cela dépend surtout pour qui. Entre quelqu’un qui s’intéresse vaguement à la musique comme moi et un quasi-spécialiste comme vous, il y a presque autant de différence qu’entre moi et quelqu’un qui ne sait pas qui était Monteverdi.

  13. admin dit :

    Alkan était français lui, et pour contrebalancer ça, il faudrait au moins dix Liszt – plus une douzaine de Wagner si ça ne suffit pas.

  14. George-s dit :

    Oh, quel vilain Français vous faites ! (Mais vous avez raison… (d’être vilain Français, mais pas pour Wagner Liszt…))

    Pitié, W, je ne suis ni quasi-spécialiste, ni spécialiste, de la musique ! Je suis musicien, c’est tout, et ça me suffit.

  15. George-s dit :

    Au fait, Monteverdi, c’est qui ? Un peintre belge ?

  16. admin dit :

    Un peu de chauvinisme ne peut pas faire de mal.

  17. George-s dit :

    Absolument d’accord avec vous !

  18. Admin dit :

    Je découvre à l’instant qu’il est question de cette sonatine d’Alkan dans le journal 2004 de Renaud Camus. Il y est dit, en substance, qu’entre cette dernière et celle de Liszt, il y a un gouffre.
    Voilà peut-être l’occasion de vous réconcilier…
    Je remarque aussi qu’il n’est pas très enthousiasmé par la sonate de Dukas. Racisme anti-français ?

  19. George-s dit :

    Nous réconcilier ? Mais vous êtes fou ?

    Racisme anti-français, ça m’étonnerait, mais en revanche, je remarque (ou plutôt je comprends, ou plus exactement j’entends) une chose, depuis quelque temps, à propos des goûts musicaux de Renaud Camus. Mais je vous en reparlerai bientôt, cela demande quelques développements et un peu de temps, que je n’ai pas pour le moment.

    Il faut que je réécoute la Sonate d’Alkan, car ma dernière écoute remonte à plus de vingt ans ! Vous en auriez une à me faire passer ?

  20. George-s dit :

    Ah, flûte, j’ai lu trop vite. Il parle de la Sonatine, et pas de la Sonate !

  21. Admin dit :

    Le fait qu’il prenne la sonatine plutôt que la sonate pour la comparer à celles de Brahms, Liszt et Beethoven m’a aussi étonné. D’autant plus que son argument est le suivant : (parlant de la sonatine) « seul le dernier mouvement atteint parfois à cette impression de grandeur qui est indispensable au genre. » (p.406 de Corée l’absente)
    Ou encore : « La grande sonate doit être nécessairement un énorme massif à soi seul. »

  22. George-s dit :

    Alors (je n’ai pas lu Corée l’absente) s’il parle de la sonatine en ces termes (“seul le dernier mouvement atteint parfois à cette impression de grandeur qui est indispensable au genre.”), il y a quelque chose qui ne va pas. Peut-être se trompe-t-il ? Car une sonatine n’a précisément pas (à avoir) « le caractère de grandeur d’une sonate ». Cette impression de confusion est encore augmentée par la phrase que vous rapportez ensuite. Mais je n’ai pas le contexte…

    De toute façon, j’ai du mal à comprendre… Qu’appelle-t-il « la grande sonate » ? Qu’est-ce qu’une « grande sonate » ? La sonate opus 2 n°1 de Beethoven est-elle une grande sonate, par exemple ? Ou bien, posons la question autrement : existe-t-il (à part les deux sonates de l’opus 49) des « petites sonates » chez Beethoven ?

  23. George-s dit :

    Oui, pardon, j’ajoute que ces deux « sonates » de l’opus 49 de Beethoven sont parfois appelées « sonatines », justement, mais je ne crois pas qu’on le doive à Beethoven.

  24. Admin dit :

    p. 406-407 :
    « Tous les étés nous nous offrons, Pierre et moi, un cycle de grandes sonates, justement, ces monuments de la musique de piano qui ont les proportions et l’ambition de symphonies. Le corpus est assez court. Au centre du centre il y a la sonate de Liszt et la sonate op. 5 de Brahms, puis la sonate op. 5 de Strauss (par Gould [...] ) et la sonate de Dukas. Régulièrement nous essayons d’élargir cet ensemble. Un candidat un peu paradoxal, qui a été réexaminé récemment, est la Sonatine d’Alkan, bien mal nommée, mais qui néanmoins n’est pas pleinement convaincante pour l’emploi où nous voulons la pousser : seul le dernier mouvement atteint parfois à cette impression de grandeur qui est indispensable au genre.
    Aujourd’hui même a eu lieu une audition de la sonate de Janacek. Mais elle est trop courte, pour commencer. La grande sonate doit être nécessairement un énorme massif à soi seul.
    Bien entendu je m’étonne de n’avoir pas pensé à Beethoven, et d’abord à l’opus 111. Mais c’est que la grande sonate, telle que je la conçois, ne doit pas seulement être grande, dans tous les sens du terme, elle doit aussi afficher une aspiration à la grandeur, ou seulement à la monumentalité. Beethoven est monumental, il n’aspire pas à la monumentalité. [...] sa monumentalité est de premier degré. »

  25. George-s dit :

    Merci beaucoup, Cher William, d’avoir pris la peine de copier ce passage ici.

    Moi, ce qui m’étonne, ce n’est pas l’absence de la 111, mais bien de la 106. S’il existe UNE sonate qui mérite le qualificatif de GRANDE, c’est elle, et elle seule.

  26. George-s dit :

    Qu’Alkan ait intitulé son opus 61 (je vais vérifier) « sonatine » est très intéressant…

  27. George-s dit :

     » Au centre du centre il y a la sonate de Liszt et la sonate op. 5 de Brahms, puis la sonate op. 5 de Strauss (par Gould [...] )  »

    !!!

    La Sonate en si et l’opus 5 de Brahms, je veux bien, mais que vient faire la sonate de Strauss, auprès d’elles ?

  28. Admin dit :

    27. Je ne savais même pas que Strauss avait composé une sonate pour piano.
    26. intéressant ? comment ça ?
    25. J’aime beaucoup la 57, est-ce grave ?
    19. Je suis impatient.

  29. George-s dit :

    La sonate opus 5 de Strauss est très belle. C’est une œuvre de jeunesse, il devait avoir 18 ans ou même pas, et on sent un amour fou pour Beethoven, dans cette sonate. J’avoue que je la trouve moins séduisante que l’opus 3, où il est plus à l’aise, plus inspiré. Mais elle reste une merveille. J’avoue que lorsque j’ai entendu l’opus 5 pour la première fois, j’ai détesté Strauss : être si doué, c’est très vilain pour les autres.

    Intéressant, parce que ce n’est pas une sonatine, à proprement parler, étant donné ses dimensions, et sa densité. Je dis que c’est « intéressant », parce que justement, dans son rapport à la Grande Sonate des quatre âge, Alkan nous dit quelque chose, en choisissant cet intitulé, pour l’opus 61. Mais j’en parle un peu sur mon blog, ce soir…

    Non, aimer l’Appassionata est bien normal. J’ai mis longtemps à l’aimer parce que c’est un cheval de bataille… Trop jouée, trop entendue… Ce n’est pas ma préférée, mais elle est géniale.

    19. Pas ce soir, j’ai la migraine…

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