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Français par Alkan (2)

L’homme qui valait dix Liszt.

Douze études op. 39, no. 7 (1857)

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17 Réponses à “Français par Alkan (2)”

  1. George-s dit :

    Si ça n’est pas de la provocation, ça !

    « Alkan, L’Homme qui valait dix listes de notes. »

  2. Admin dit :

    Est-ce ma faute si, à chaque fois que j’écoute du Liszt, je m’endors ?

  3. George-s dit :

    Bien sûr que c’est de votre faute !

  4. Admin dit :

    Pourquoi considérez-vous Alkan comme un petit maître ? Comparé à Liszt, les « ficelles du métier » qu’Alkan utilise sont certes plus visibles, sa musique plus géométrique et répétitive et son propos moins complexe et plus ancré dans son temps ; mais pourquoi cela serait-il à son désavantage ? Ces « défauts » participent justement de son charme.

  5. George-s dit :

    Vous inversez les termes du problème, Cher William ! Mettons de côté ce que je pense d’Alkan (pour l’instant). C’est vous qui avez ostensiblement sous-estimé l’œuvre de Franz Liszt, en l’occurrence, ce n’est pas moi qui ai tapé sur Alkan ! « Alkan, l’homme qui valait dix Liszt », ce n’est pas moi qui l’ai écrit…

    Il suffit d’écouter la Sonate en si mineur pour savoir que ce que vous pensez de Liszt est outrageant pour la musique. Qu’Alkan ait du charme, et même qu’il ait certaines fois un charme fou, je n’en disconviens pas du tout, mais le mettre sur le même plan que Liszt me paraît aussi pertinent que de comparer Satie et Debussy.

  6. George-s dit :

    En écoutant les études dans les tons mineurs, d’Alkan, je me dis qu’au sens premier, vous avez entièrement raison : il y a dix fois plus de notes chez Alkan que chez Liszt. Les pianistes qui jouent Alkan devraient être mieux payés que les autres.

  7. Admin dit :

    « L’homme qui valait dix Liszt » était de la pure provocation.
    J’ai simplement avoué préférer Alkan à Liszt et ne comprends pas que vous mettiez Liszt si en avant.
    Comparer Satie à Debussy semble en effet ridicule, mais cet écart si flagrant, je ne le retrouve pas entre Alkan et Liszt.

  8. George-s dit :

    La provocation appelle la provocation. À froid, je ne mettrais pas Liszt si haut que je le fais en vous répondant. Tout de même, sa Sonate en si est pour moi un très grand chef-d’œuvre, qui a eu une descendance énorme.

    En l’écrivant, je savais que j’exagérais beaucoup en faisant cette comparaison avec le duo Debussy-Satie. Mais il y a tout de même quelque chose de vrai, malgré l’exagération : Satie écrivait très peu de notes, Alkan en écrit énormément ; mais derrière l’apparente contradiction, on retrouve une certaine parenté dans la simplicité du squelette musical. Liszt sait aussi écrire très peu de notes (je pense entre autre à ses dernières œuvres pour piano), mais derrière cette « pauvreté » s’entend tout un champ énorme de potentialité (harmonique, par exemple), qui n’existe pas dans l’écriture de Satie.

  9. Admin dit :

    It (la sonate en si) was attacked by conservative critics such as Eduard Hanslick, Brahms (who reputedly fell asleep during Liszt’s performance of the work at their first meeting), and the pianist and composer Anton Rubinstein. However, the sonata drew an enthusiastic compliment from Richard Wagner.
    Je suis bien content de me trouver du côté de Brahms dans cette affaire !

  10. Admin dit :

    Vous parlez, dans votre texte sur Alkan (et Hamelin) de la vulgarité de certains de ses thèmes. Il doit surement s’opérer un mouvement vulgarisant (comme il y a un mouvement sinistrogire selon Taguieff) qui fait qu’avec les générations, la société devenant toujours plus vulgaire, la vulgarité de 1850 nous apparait aujourd’hui comme une délicatesse ; car ce que vous voyez comme vulgaire, je le perçois plutôt comme bourgeois. L’ordre honnête du bourgeois disait Hugo.
    Avec Alkan nous savons tout de suite où nous sommes (temps, classe, lieu), et qui pis est, il parle à tout un chacun, au « vulgaire » (il n’y a qu’à voir ses thématiques : les quatres âges de la vie, les choses de la vie quotidienne). Liszt, lui, s’adresse aux compositeurs et pas à nimporte lesquels, à ceux qui vont lui succéder, à Wagner.
    Ne seriez-vous pas un peu, comme Arno Musca, petit-aristocrate ?

  11. George-s dit :

    Un peu petit-aristocrate ou petit-artistocrate ? Oui, pourquoi pas. Ça ne me fait pas peur.

  12. Admin dit :

    Belle homonymie.
    Si même la comparaison à Musca ne vous détourne pas de ces vues anti-alkaniennes…

  13. George-s dit :

    Mon malheur, Cher William, est que je partage beaucoup de positions (et quelques goûts) avec ce délicieux Arno Musca…

  14. George-s dit :

    Dans votre série « Français par X », je vous suggère Gabriel Pierné.

  15. Admin dit :

    Merci pour cette recommandation.
    Je vais de ce pas réveiller la mule.

  16. George-s dit :

    J’ai des petites choses à votre disposition.

  17. Gustavo dit :

    La comparaison à Liszt est certes exagérée, cela dit je remercie l’administrateur de m’avoir fait découvert Alkan (n’est-ce pas l’objectif d’un tel blog ?), et je conseille à tous l’écoute de la « troisième étude de bravoure », un vrai bijou !

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