
En plein milieu de l’«affaire Camus», devant la malhonnêteté du montage opéré par Claude Lanzmann dans la pétition jugeant « criminelles » les opinions de Renaud Camus et appelant au retrait des textes impliqués, Renaud Camus envisage deux hypothèses quant à la manipulation de Claude Lanzmann : « Ou bien il procède d’un cynisme incomparable, ou bien, si la bonne foi de l’auteur n’est pas en cause, il révèle une rare incapacité à lire et à comprendre. »
Il s’avère, des années plus tard, que « cynisme » convenait mal. Mais je vous laisse (re)découvrir cela en détails avec les extraits suivants provenant de trois volumes du journal (2000, 2005 et 2006) et de Du sens.
J’ai parcouru les extraits de Renaud Camus, à qui on a fait un procès trop grand, trop extrême. Mais ça ne gêne tout autant de voir qu’il analyse, fouille, dissèque, les réactions et citations de Lanzmann. Il n’est plus question de la question, précisément, mais de l’affaire gonflée autour. Je ne sais pas s’il est obsédé par les hôtes mais il devient obsédé par son « affaire ».
Pour ma part, ça ne valait pas tout ce battage mais je regrette l’équipe de France Inter autour d’Antoine Spire, Roger Dadoun et les autres, juifs trop nombreux, remplacée par du verbiage creux tous les jours à 12h.
Assemblés, ces passages peuvent donner l’impression d’une certaine obsession mais ils ne représentent qu’une vingtaine de pages sur trois mille.
Je ne suis pas sûr que le terme « obsession » soit vraiment approprié, mais quand on lit les interventions de Renaud Camus sur le fil intitulé « L’heure est venue » du forum des In-nocents, on ne peut pas s’empêcher de penser que les blessures de l’ « Affaire » sont loin d’être cicatrisées…
Se relève-t-on seulement de ce genre d’affaire ? Je doute qu’on oublie ou pardonne rapidement lorsqu’on a été nommément la cible d’un tir de barrage médiatique sans disposer d’aucun moyen de réponse d’aucune sorte.
Le site de l’INA a mis en ligne de nombreux passages des émissions « hautement culturelles » de Thierry Ardisson. On y retrouve le passage de Renaud Camus, figure surréaliste entourée d’Axel Red et d’Élie Sémoun, ce dernier se donnant à cœur joie de juger le premier alors qu’il ne le connaissait pas deux minutes avant l’émission. À noter les similitudes entre les propos de Sémoun et ceux de Camus, mais le premier n’étant pas un goï, aucune polémique ne s’ensuivit (antiracisme quand tu nous tiens) :
L’affaire Renaud Camus
Également en ligne la crise de larmes de Juliette Binoche suite aux propos de Finkielkraut :
Alain Finkielkraut et les larmes de Juliette Binoche
Cordialement,
Lecteur occasionnel