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	<title>Le Nouveau Réactionnaire &#187; Divers</title>
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		<title>L&#8217;avis de Taguieff sur le &#171;&#160;livre&#160;&#187; de Badiou et Hazan</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 12:35:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Le philosophe Alain Badiou publie ces jours-ci un livre avec Eric Hazan intitulé « L’antisémitisme partout.  Aujourdhui en France ». Qu’en pensez-vous? Pierre-André Taguieff - Il s’agit d’un libelle reprenant laborieusement, dans un style de commissaire politique,  tous les clichés et les slogans de la nouvelle propagande judéophobe, centrée sur la démonisation d’Israël et du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/files/taguieff.jpg" alt="" width="500" height="170" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le philosophe Alain Badiou publie ces jours-ci un livre avec  Eric Hazan intitulé « L’antisémitisme partout.  Aujourdhui en France ».  Qu’en pensez-vous? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pierre-André Taguieff -</strong> Il s’agit d’un libelle  reprenant laborieusement, dans un style de commissaire politique,  tous  les clichés et les slogans de la nouvelle propagande judéophobe, centrée  sur la démonisation d’Israël et du « sionisme » dans une perspective  néo-communiste. Les co-auteurs de ce libelle sont des représentants  caricaturaux des intellectuels marxistes qui, au cours des vingt  dernières années, ont substitué au mythe du Prolétariat exploité celui  du Palestinien martyr. Après le verbiage marxisant autour de la « cause  du peuple », la pensée-slogan autour de la « cause palestinienne »,  érigée en nouvelle cause universelle. Pour donner consistance au mythe  victimaire qu’ils exploitent, l’un comme auteur, l’autre comme éditeur  (et co-auteur), Badiou et Hazan doivent impérativement nier l’existence  de la plus récente vague antijuive, celle qui a commencé en octobre  2000, peu après le lancement de la deuxième Intifada. Ils ne  s’embarrassent pas de chiffres, de comparaisons internationales fondées  sur des enquêtes d’opinion ou des statistiques portant sur les diverses  formes de violences antijuives. Nos deux propagandistes « antisionistes »  s’élèvent avec indignation contre la « traque » de « l’antisémitisme »,  qui selon eux « n’existe plus que comme résidu fantomatique dans la  partie la plus arriérée et nostalgique de la bourgeoisie française ».  Ils nous assurent qu’il n’existe pas dans « la jeunesse française noire  et arabe » des « quartiers populaires ». Ils peuvent ainsi poursuivre  leur causerie sur d’insignifiantes querelles médiatiques, en dénonçant  les intellectuels qu’ils n’aiment pas, les « sionistes », comme les  nouveaux « inquisiteurs » dont ils seraient les « victimes ». C’est là  un nouveau topos de l’argumentation judéophobe, qu’on a vu surgir sur le  Net ces dernières années, venant de milieux propalestiniens et  islamistes, ou de sensibilité « Indigènes de la République » : la  dénonciation de la « lutte contre l’antisémitisme » comme une forme de «  chasse aux sorcières », et comme une tactique de diversion pour  dissimuler le seul vrai racisme, celui qui touche les « Africains » et  les « Arabes », ou « les musulmans » (« islamophobie », disent-ils). La  plupart de ces dénonciateurs de l’anti-antisémitisme sont convaincus que  la France est victime d’un « complot sioniste » qui l’a transformée en «  zone d’occupation sioniste », où l’idéologie dominante – sioniste &#8211;  serait imposée à travers l’action convergente et permanente d’«  intellectuels communautaires » (Alain Finkielkraut, Alexandre Adler,  etc.) bénéficiant de statuts privilégiés dans les médias. L’historien «  antisioniste » Dieudonné a résumé leur pensée profonde dans Rivarol, le  11 mars 2011 : « On a eu pendant la guerre l’occupation allemande ;  aujourd’hui c’est l’occupation sioniste. » Et le politologue alternatif  Dieudonné a bouleversé les fondements de l’analyse politique en  affirmant : « Je crois avoir saisi la ligne de fracture dans le paysage  politique français : c’est le sionisme et l’antisionisme. » Dieudonné «  résiste » à « l’occupation sioniste ». Si les « sionistes » gouvernent  la France, les anti-antisémites peuvent dès lors se prendre eux-mêmes  pour des Palestiniens (« Nous sommes tous des Palestiniens »), victimes,  résistants et « martyrs ». Badiou et Hazan tiennent à se démarquer des  négationnistes et de Dieudonné : ils ont en effet des raisons de le  faire. Car ils suggèrent qu’en France sévirait ce que des polémistes  d’extrême droite appellent une « judéocratie », dont les membres  haïssables se serviraient de l’accusation injustifiée d’« antisémitisme »  pour exercer leur tyrannie. Plutôt comique. Mais les idéologues et les  propagandistes ne se soucient pas de la réalité sociohistorique, ils  visent à imposer leur prêt-à-penser et leurs slogans. D’où ce méchant «  Rebonds » déguisé en livre. Dans ce pamphlet gentiment haineux, les  judéophobes convaincus n’apprendront rien. Les naïfs de bonne volonté et  les demi-savants formés par les professionnels de la sous-culture  médiatique seront impressionnés par la signature du lacano-maoïste  pédant nommé Badiou, curiosité touristique parisienne qu’ils prennent  pour un « grand philosophe » (comme disent les animateurs de débats  télévisés).  De nombreux  journalistes « culturels » pressés seront  ravis d’avoir à lire un pamphlet aussi bien-pensant mais surtout aussi  court. [<a href="http://www.surlering.com/article/article.php/article/sa-duction-du-conspirationnisme-consida-rations-sur-umberto-eco-et-la-actualita-politico-litta-raire" target="_blank">Source</a>]</p>
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		<title>Jean Raspail, Entretien sur la réédition du &#171;&#160;Camp des Saints&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 23:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Figaro, 3 février 2011. Il y a trente-huit ans, Jean Raspail faisait scandale en publiant « Le Camp des Saints », roman dans lequel il imaginait le déferlement de populations du tiers-monde, poussées par la faim et la misère sur les côtes françaises. Un million de boat people prenaient pied sur notre territoire, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><img class="alignleft" src="http://www.valeursactuelles.com/photos/3872/56.png" alt="" width="250" height="197" />Le Figaro</em>, 3 février 2011</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a trente-huit ans, Jean Raspail faisait scandale en publiant </em>«  Le Camp des Saints »<em>,  roman dans lequel il imaginait le déferlement de  populations du  tiers-monde, poussées par la faim et la misère sur les  côtes  françaises. Un million de boat people prenaient pied sur notre   territoire, en avant-garde d&#8217;une inéluctable invasion. Le gouvernement   atermoyait, puis cédait. Mais une poignée de patriotes résistait   jusqu&#8217;au bout, les armes à la main&#8230; Avec la nouvelle législation en   vigueur, la réédition de cet ouvrage serait susceptible d&#8217;entraîner des   poursuites judiciaires. Jean Raspail en prend le risque, et nous   explique pourquoi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sitôt après avoir lu votre roman, en 1973, Jean Cau s&#8217;interrogeait:  «Et si Raspail, avec <em>&laquo;&nbsp;Le Camp des Saints&nbsp;&raquo;</em>, n&#8217;était ni un prophète ni un  romancier visionnaire, mais simplement un implacable historien de notre  futur?»</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean Raspail</strong> &#8211; Bonne question, à laquelle on frémirait de  répondre par  l&#8217;affirmative. C&#8217;est un livre inexplicable, écrit il y a  presque  quarante ans, alors que le problème de l&#8217;immigration n&#8217;existait  pas  encore. J&#8217;ignore ce qui m&#8217;est passé par la tête. La question s&#8217;est   posée soudain : «Et s&#8217;ils arrivaient?» Parce que c&#8217;était inéluctable. Le   récit est sorti d&#8217;un trait. Lorsque je terminais le soir, je ne savais   pas comment j&#8217;allais poursuivre le lendemain. Les personnages ont  surgi,  inventés au fur et à mesure. De même pour les multiples  intrigues.  Henri Amouroux, passionné d&#8217;histoire et de démographie,  s&#8217;est exclamé  après lecture : «Ah, mon Dieu, je n&#8217;ai jamais vu de  prophète de ma vie,  vous êtes le premier!» Le livre se trouvait  simplement en symbiose avec  une question fondamentale, devenue aiguë  aujourd&#8217;hui. Les tabous sont en  train de sauter, témoin la passion qui  se développe autour du procès  Zemmour, dont on attend le jugement le 18  février. Il a été mis en cause  pour une de ces phrases que l&#8217;on  prononce rapidement lors des débats  télévisés, dont le principe même  est celui des pensées courtes, non  argumentées, c&#8217;est la loi du genre.  Assistant aux audiences, j&#8217;ai  observé les multiples avocats des parties  civiles s&#8217;opposer à l&#8217;unique  défenseur de Zemmour. Un certain système  liberticide &#8211; je n&#8217;aime guère  ce mot : on se croirait dans les tirades  de 1791&#8230; &#8211; poursuit par voie  judiciaire ceux qui ne font que regarder  la vérité en face. Tout un  milieu s&#8217;agite ainsi, au nom de  l&#8217;antiracisme, instrumentalisant un  concept qui n&#8217;appartient qu&#8217;aux  consciences. Ce milieu-là se crispe, se  radicalise. Il ne veut rien  céder. Il y sera obligé, le procès Zemmour  générant un intérêt  significatif du changement des mentalités.  «Historien de notre futur»,  se demandait Jean Cau ? A Dieu ne plaise  pour les péripéties du roman.  Mais pour ce qui est du problème de  l&#8217;immigration, nous y sommes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-1656"></span>Si  le style de votre livre n&#8217;a pas  pris une ride, votre façon de vous  exprimer fait preuve d&#8217;une certaine  brutalité qui appartient à une  autre époque. On sursaute, à dire vrai,  assez souvent&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ne  l&#8217;ayant pas ouvert depuis un quart de siècle,  je vous avouerai qu&#8217;en le  relisant pour sa réédition, j&#8217;ai sursauté  moi-même, car avec l&#8217;arsenal  de nouvelles lois, la circonspection s&#8217;est  installée, les esprits ont  été formatés. Dans une certaine mesure, je  n&#8217;y échappe pas non plus. Ce  qui est un comble ! Mais je ne retire rien.  Pas un iota. Je me réjouis  d&#8217;avoir écrit ce roman dans la force de  l&#8217;âge et des convictions.  C&#8217;est un livre impétueux, désespérant sans  doute, mais tonique, que je  ne pourrais plus refaire aujourd&#8217;hui.  J&#8217;aurais probablement la même  colère, mais plus le tonus. C&#8217;est un livre  à part de tous mes autres  écrits. On y trouve des accents à la Marcel  Aymé, une dose de  Shakespeare pour la bouffonnerie tragique, un peu de  Céline, un peu  d&#8217;Abellio, une touche de Jacques Perret. D&#8217;où vient cette  histoire ?  Elle m&#8217;appartient, et pourtant, elle m&#8217;échappe, comme elle  échappera  aux possibles poursuites : quelles que soient les procédures,  ce roman  existe. Il est sorti pour la première fois en librairie trois  mois  après la loi Pleven, mais sans être inquiété, car c&#8217;était une  époque où  la liberté d&#8217;expression demeurait encore presque intacte. Les  juges  étaient réticents à sévir. Que des critiques littéraires m&#8217;aient  trouvé  odieux et infréquentable, c&#8217;était leur liberté, précisément. Mais  avec  les lois restrictives qui ont suivi &#8211; Gayssot (1990), Lellouche   (2001), Perben (2004) &#8211; et la vigilance de la Halde, il est clair que <em>Le  Camp des Saints</em> serait aujourd&#8217;hui impubliable, sauf à être gravement  amputé. Je le réédite <em>in extenso</em>,  à l&#8217;identique, page pour page, avec une  préface racontant l&#8217;aventure  de sa parution : comment il fut accueilli  ; comment, malgré la  réputation sulfureuse qu&#8217;il m&#8217;a valu, il est  devenu au fil des ans un  phénomène d&#8217;édition traduit dans de multiples  langues ; comment Ronald  Reagan et Samuel Huntington l&#8217;ont lu (il a fait  partie de l&#8217;imaginaire  du Choc des civilisations) ; et surtout comment  des gens célèbres en  France, à gauche comme à droite, ont pu le  critiquer ouvertement, mais  aussi, dans le secret d&#8217;une correspondance  privée, me témoigner leur  vif intérêt. Je m&#8217;interdis d&#8217;en dévoiler la  teneur, sauf à la produire  s&#8217;il y a éventuellement procédure, mais pour  la seule édification  confidentielle du tribunal.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On dirait presque que vous souhaitez vous retrouver sur le banc des accusés?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je   n&#8217;en ai pas envie, mais ce serait tentant. Comme pour une opération de   salubrité publique. Nous vivons depuis trop longtemps dans un monde où   tous ces gens qui participent au gouvernement ou au modelage de   l&#8217;opinion pratiquent le double langage : l&#8217;un public et proclamé,   l&#8217;autre personnel et dissimulé, comme s&#8217;ils avaient une double   conscience, celle qu&#8217;on arbore comme un drapeau, et celle qui s&#8217;est   réfugiée dans le maquis des pensées inavouables, qu&#8217;on n&#8217;exprime qu&#8217;en   petit comité, et encore. Il y a aussi la sottise et la malhonnêteté.   Qu&#8217;un Chirac, par exemple, évoque sans sourciller «L&#8217;Europe dont les   racines sont autant musulmanes que chrétiennes» laisse pantois. On   l&#8217;imagine assez rad-soc, c&#8217;est sûr, mais un Edouard Herriot n&#8217;aurait   jamais sorti une connerie pareille. J&#8217;ai donc envoyé un livre à notre   ancien président de la République, en regrettant respectueusement dans   ma dédicace qu&#8217;il n&#8217;ait pas lu <em>Le Camp des Saints</em> avant d&#8217;entamer son  premier mandat.</p>
<p style="text-align: justify;">A la  décharge des politiciens de gauche comme de  droite, ou plus exactement  en guise de circonstances atténuantes (je le  dis dans ma préface), il  faut reconnaître que s&#8217;ils allaient à  rebrousse-poil de la meute  médiatique, showbiztique,  droit-de-l&#8217;hommiste, enseignante, mutualiste,  publicitaire, judiciaire,  gaucho-chrétienne, pastorale, psy et j&#8217;en  passe, ils signeraient à  l&#8217;instant leur condamnation à la mort civile.  Car, en face, s&#8217;agite une  redoutable phalange issue du sein de notre  propre nation, et pourtant  tout entière engagée au service de « l&#8217;autre  » : Big Other. L&#8217;hydre des  bons sentiments et des manipulations, la  bouillie de l&#8217;humanitaire, se  nourrissant de toutes les misères  humaines. A l&#8217;instar du cauchemar  d&#8217;Orwell, Big Other vous voit, vous  surveille. Il est le fils de la  pensée dominante, il circonvient les  âmes charitables, sème le doute  chez les plus lucides, rien ne lui  échappe. Pire, il ne laisse rien  passer. Et le bon peuple comme ses  édiles de le suivre, anesthésiés,  gavés de certitudes angéliques, mais  aussi secrètement terrorisés par  les représailles s&#8217;ils venaient à  s&#8217;éloigner des vérités affirmées.  Ainsi Big Other a-t-il tordu le cou  au « Français de souche », pour  déblayer le terrain. Ainsi s&#8217;est-il  fait le chantre d&#8217;un  pseudo-métissage franco-français, entre régions en  somme, puis avec nos  premiers immigrants européens. « La France  métissée », escroquerie  historico-sémantique imposant un impudent  amalgame, l&#8217;immigration de  masse extra-européenne ne datant au plus que  d&#8217;une cinquantaine  d&#8217;années. Il est vrai que la France est le produit  d&#8217;un superbe et  bénéfique brassage, sur fond de sauce gallo-romaine, de  Francs, de  Burgondes, de Vikings, de Wisigoths, etc., puis  d&#8217;Alsaciens, de Basques,  de Catalans, de juifs d&#8217;Alsace et de Lorraine,  de Bretons, de  Provençaux, etc., puis d&#8217;Italiens, d&#8217;Espagnols, de  Polonais, de  Portugais &#8211; c&#8217;était l&#8217;Europe qu&#8217;elle invitait chez elle.  Les voilà, les  Français de souche ! Et s&#8217;ils se réveillaient  aujourd&#8217;hui ? S&#8217;ils se  révoltaient contre les doucereux oukases de Big  Other, contre son  conformisme mou, son totalitarisme universel au  service de l&#8217;autre ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qui est l&#8217;autre?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Celui   qui n&#8217;appartient pas à notre religion, à notre culture, à tout ce qui   est constitutif de notre civilisation, et dont la présence en masse va   profondément modifier la structure de notre pays. C&#8217;est le thème même de   mon livre, en épigraphe duquel j&#8217;ai placé cette phrase extraite du XXe   chant de l&#8217;Apocalypse : «Le temps des mille ans s&#8217;achève. Voilà que   sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent   en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la   surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville   bien-aimée.» Loin du roman, dans l&#8217;exacte réalité qui est la nôtre, nous   mesurerons la plénitude de l&#8217;immigration au tournant des années   2045-2050, lorsque sera amorcé le basculement démographique final : en   France, et chez nos proches voisins, dans les zones urbanisées où vivent   les deux tiers de la population, 50 % des habitants de moins de 55 ans   seront d&#8217;origine extra-européenne. Après quoi, ce pourcentage ne  cessera  plus de s&#8217;élever, en contrecoup du poids des deux ou trois  milliards  d&#8217;individus, principalement d&#8217;Afrique et d&#8217;Asie, qui seront  venus  s&#8217;ajouter aux six milliards d&#8217;êtres humains que la terre compte   aujourd&#8217;hui, et auxquels notre Europe d&#8217;origine ne pourra opposer que sa   natalité croupion et son glorieux vieillissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bon. Nous voilà passibles d&#8217;une accusation d&#8217;apologie de la xénophobie&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La   démographie est fondée sur des données objectives. Et le romancier   conserve ses droits : notamment celui de faire parler ses personnages.   Mettre en scène un paysan ne fait pas de vous un cultivateur ; retracer   la vie d&#8217;un chef de camp nazi ne vous rend pas complice de la Shoah ;   raconter Gandhi ne vous transforme pas en saint laïc. L<em>e Camp des Saints</em> est une parabole où se condense le choc de toute conscience de Français   de souche face à l&#8217;installation de la diversité. Moi aussi,   malheureusement, je sais employer la langue de bois euphémistique de Big   Other pour échapper aux poursuites : «l&#8217;installation de la diversité»!   Dans le roman : cent bateaux s&#8217;échouant volontairement sur nos côtes,   chargés chacun de dix mille personnes, avec environ deux mille morts   squelettiques par navire jetés aussitôt par-dessus le bastingage, pour   cause de maladie et de malnutrition. A partir de là, s&#8217;enclenche le   récit qui respecte les trois unités de temps, de lieu et d&#8217;action. Texte   allégorique, où tout se dénoue en vingt-quatre heures sur près de 400   pages, alors que dans la réalité, il s&#8217;agit d&#8217;une infiltration sur   plusieurs décennies. Face à ce mouvement, que je décris en accéléré, se   révèle l&#8217;angoisse d&#8217;habiter ce pays, la France, auquel on est attaché   par ses racines, par l&#8217;histoire, les souvenirs, les plaisirs, mais dont   on ne pourra plus partager les valeurs essentielles avec les nouveaux   arrivants. Ce qui était tenu sous le boisseau par Big Other par le biais   des bons sentiments taraude désormais les consciences.</p>
<p style="text-align: justify;">Le  pays  sera toujours là, avec ses cathédrales, ses jolis villages, avec   certains changements dus au progrès, auxquels s&#8217;ajouteront les   détériorations culturelles inhérentes aux moyens de communication   modernes, mais la véritable métamorphose viendra de cette installation   de populations hétérogènes avec notre autorisation, ou plus exactement   notre renoncement. Voici venu le temps des bernard-l&#8217;ermite&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bernard-l&#8217;ermite? Vous allez vous faire taxer de racisme&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les   bernard-l&#8217;ermite sont connus pour se protéger de leurs prédateurs en   logeant dans des coquilles vides de mollusques. Vous voyez que la   comparaison est extensive, et qu&#8217;elle ne saurait être assimilée à une   insulte. A ce propos, mes futurs lecteurs pourront consulter en annexe, à   la suite du roman, la liste des 87 motifs d&#8217;éventuelles poursuites   judiciaires concernant <em>Le Camp des Saints</em> passé au crible des lois  Gayssot, Lellouche et Perben. Je donne la pagination ainsi que le détail  des lignes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est une provocation?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour  démontrer  l&#8217;ineptie du rationnement de la liberté de penser. Comprenez  bien : j&#8217;ai  86 ans, je n&#8217;ai plus rien à perdre. Il y a partout des  crétins,  beaucoup font du racisme primaire, odieux. J&#8217;ai commencé ma  carrière  comme explorateur. On ne voyage pas énormément, comme je l&#8217;ai  fait, on  n&#8217;écrit pas une bonne dizaine de livres sur des peuples en  ayant une  démarche raciste, ce serait complètement idiot. Nous sommes à  un  tournant d&#8217;opinion, les mentalités politiques peuvent changer, il  est  donc temps de republier ce livre. L&#8217;économiste et démographe Alfred   Sauvy avait tout compris en 1987 avec <em>L&#8217;Europe submergée</em>. Sauvy, qui  était de gauche ! C&#8217;est le moment. Il faut le faire maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans   votre roman, vos héros canardent les envahisseurs, puis s&#8217;évadent de  ce  monde en mourant les armes à la main. Façon un brin égotiste de  régler  le problème. Reste la France. Comment la voyez-vous?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une  grande  part de notre jeunesse est d&#8217;ores et déjà mutante,  technologiquement,  culturellement, et le processus de métissage des  corps est entamé. Je  ne porte aucun jugement de fond, sauf à observer  la modification d&#8217;un  peuple. Il y a peu de temps encore, chaque  population européenne avait  un caractère donné, ainsi des Français.  Mais avec l&#8217;instillation de  gènes étrangers, l&#8217;établissement de  comportements culturels et  religieux venus d&#8217;ailleurs, avec  l&#8217;auto-engendrement démographique, on  ne peut que s&#8217;attendre à une plus  grande prise de conscience des  communautarismes. Rien n&#8217;interdit de  penser qu&#8217;en seconde partie du XXIe  siècle, une trentaine de millions  de gens conscients de devoir  transmettre des valeurs, une culture et,  pour certains, une religion,  qui ne sont plus partagées par la  majorité, pratiquent une sorte de  communautarisme français&#8230; Quel  paradoxe ! Moi qui y étais tellement  opposé, voilà que j&#8217;y suis  favorable. Je ne verrai pas cette époque, je  serai mort. Mais il est  clair que nous, Français de souche, serons  isolés. Existe-t-il, dans  l&#8217;histoire, des peuples qui se seraient  repliés sur eux-mêmes pour  survivre et ressortir plus tard ? Je  l&#8217;ignore. En Atlantide, peut-être ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On peut imaginer aussi que ce grand brassage du futur fonctionnera?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui. Je n&#8217;en disconviens absolument pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que répondez-vous au soupçon d&#8217;un frénétique égoïsme?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que   l&#8217;égoïsme est parfois une qualité. Garant de la famille et de notre   intégrité, il nous permet de ne pas nous dissoudre. Nous assistons   actuellement à une exacerbation laïque émotive de ce qui était autrefois   la charité chrétienne, laquelle s&#8217;exerçait à l&#8217;égard de son prochain,   mais pas à la terre entière. Autrefois, chez ma grand-mère, il y avait   la place du pauvre, symbolique. Pas celle de millions d&#8217;affamés. La   charité chrétienne a déjà commencé à nous perdre. Que faire ? Se barder   d&#8217;égoïsme, voire d&#8217;un peu de cruauté. Rocard eut le courage, en son   temps, de dire que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère   du monde. Message à faire passer à certains évêques. Mais il faut au   surplus du caractère. Quand on voit deux cents élèves et leurs   professeurs baisser les bras face à une poignée de voyous venus gifler   quelques personnes, alors qu&#8217;il suffi sait d&#8217;un sursaut pour clore   l&#8217;affaire, il apparaît que nous avons désormais une mentalité de   moutons.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rêvez-vous, tel le Cid, à une Reconquista?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le   Camp des Saints</em> s&#8217;achève sur la constatation de l&#8217;ouverture absolue des   frontières, le narrateur songeant à cette phrase mélancolique d&#8217;un  vieux  prince Bibesco : «La chute de Constantinople est un malheur  personnel  qui nous est arrivé la semaine dernière.» Eh bien, c&#8217;est  cela. Je suis  profondément de ce pays et vois avec douleur, partout,  les pièces du  puzzle enlevées. C&#8217;est odieux. Un rêve de reconquête ?  Oui, j&#8217;en parle.  Et je m&#8217;en tire face à Big Other par une pirouette en  disant que c&#8217;est  un roman qu&#8217;il faudrait écrire plus tard. En tous cas  par quelqu&#8217;un  d&#8217;autre. Je suis si heureux d&#8217;avoir vécu dix-huit siècles  dans ce pays.  Or voici que nous commençons une nouvelle ère et que  nous n&#8217;en sommes  qu&#8217;au premier siècle.</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;">Lecture complémentaire :<br />
&gt; <a href="http://www.nouveau-reac.org/textes/jean-raspail-la-patrie-trahie-par-la-republique/"><strong>Jean Raspail &#8211; La patrie trahie par la République</strong></a> &lt;</p>
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		<title>Renaud Camus, Entretiens autour de l&#8217; &#171;&#160;Abédédaire de l&#8217;In-nocence&#160;&#187; et des Assises sur l&#8217;islamisation</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Dec 2010 13:45:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[La conjonction en cette fin d&#8217;année de ces deux évènements, l&#8217;un politique, l&#8217;autre éditorial, forma autour de Renaud Camus une effervescence journalistique inhabituellement indulgente s&#8217;étant traduite par de nombreux entretiens que voici. Entretien avec Pierre Cassen (Riposte Laïque) lundi 6 décembre 2010 Riposte Laïque : Vous étiez plutôt connu comme écrivain. Vous avez créé le Parti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>La conjonction en cette fin d&#8217;année de ces deux évènements, l&#8217;un politique, l&#8217;autre éditorial, forma autour de Renaud Camus une effervescence journalistique inhabituellement indulgente s&#8217;étant traduite par de nombreux entretiens que voici.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entretien avec Pierre Cassen (<a href="http://www.ripostelaique.com/Renaud-Camus-Jamais-la-France-et.html" target="_blank">Riposte Laïque</a>) </strong><br />
lundi 6 décembre 2010</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/files/rc_cassen.jpg" alt="" width="500" height="265" /></p>
<p><strong>Riposte Laïque :  Vous étiez plutôt connu comme écrivain. Vous avez créé le Parti de  l’In-nocence, en 2002. Pouvez-vous expliquer les raisons de cette  démarche ?</strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Renaud Camus :</strong> Le  désespoir, principalement. 2002, c’est l’année du choix impossible,  Chirac &#8211; Le Pen — impossible parce qu’aux deux parties en présence il  était pour moi exclu d’apporter mon vote.  Chirac (et Jospin ç’aurait  été bien sûr la même chose), c’était la continuation de la politique en  cours, l’immigration à outrance, la porte ouverte à la  contre-colonisation, le délabrement de l’École, la grande déculturation,  l’assentiment passif à ce qui survient, l’amitié du désastre. Le Pen,  c’était le drame par excellence de notre époque historique, ou plutôt sa  <em>tragédie</em>, car cette aporie est d’essence tragique :  un homme et un parti qui sur le point capital de la situation en cours,  à savoir ce que j’appelle, moi, le Grand Remplacement, voient juste,  disent juste, prédisent juste et sont seuls à le faire ; mais auxquels  il est impossible de se rallier parce que d’autre part ils s’ingénient, à  coups de mauvaises petites phrases, de plaisanteries abjectes, de  provocations sinistres,  à des ambiguïtés sordides, à des compromissions  intolérables, à des contradictions radicales vis à vis de ce qu’il  faudrait défendre, la culture, la civilisation, l’histoire, l’honneur,  la liberté. Oui, ce beau sujet de tragédie : un homme est seul à voir  juste mais par les mots qu’il emploie, par les associations qu’il  suggère, il semble faire exprès d’interdire qu’on se rallie à sa vision  et qu’on adhère à sa personne, qu’il fait tout pour rendre haïssables.</p>
<p><span id="more-1516"></span></p>
<p><strong>Riposte Laïque : Vous avez annoncé  votre intention de vous présenter aux prochaines élections  présidentielles. Quel message voulez-vous faire passer, et pensez-vous  sérieusement avoir les moyens d’aller au bout de cette démarche ?</strong></p>
<p><strong>Renaud Camus :</strong> Mon message  est qu’il y a le feu à la maison, que jamais la France et le peuple  français n’ont été soumis à une menace aussi grave, qu’il en va de leur  indépendance et de leur existence même, car si leur identité est  changée, comme c’est en train de se produire à grande vitesse, par  définition ce n’est plus d’eux qu’il s’agit, sinon au sens purement  géographique, comme Metternich disait de l’Italie que c’était une <em>expression géographique</em>.  Il n’y aura plus de France qu’en tant qu’ <em>expression géographique</em>,  ce à quoi nous préparent bien sûr l’enseignement de l’oubli,  l’effondrement de la langue et la grande déculturation. J’irai forcément  au bout de ma démarche puisque le bout de ma démarche sera le bout de  mes forces.</p>
<p><strong>Riposte Laïque : Ecrivain, vous  avez subi, il y a plusieurs années, un véritable lynchage médiatique,  vous accusant d’antisémitisme. Comment se remet-on d’une telle épreuve,  et quel est votre regard actuel sur les médias ?</strong></p>
<p><strong>Renaud Camus :</strong> Mon regard  sur les médias ne dépend pas de ce qui m’est arrivé, c’est ce qui m’est  arrivé qui était la conséquence de mon regard sur les médias. Eux et moi  nous sommes détestés d’emblée, bien avant l’&nbsp;&raquo;affaire&nbsp;&raquo;. Je les ai  toujours critiqués. Or ils sont le dieu terrible qui n’oublie ni ne  pardonne. Ils peuvent vous traîner dans la boue, vous ridiculiser, vous  couvrir d’opprobre, gâcher ou détruire votre vie, mais eux, qui  pourtant, intellectuellement, moralement, ne sont pas au-dessus de tout  reproche, eux ne peuvent faire l’objet d’aucune critique, ne tolèrent  pas le moindre reproche. Un homme qui critique un journal, un  hebdomadaire, une émission de radio ou de télévision, est un homme mort  aux yeux de ce journal ou de cette émission. Et s’il n’est pas mort on  le tuera, on l’effacera, il n’existera plus. Nous sommes dans la  situation historique sans précédent où le pire ennemi de la liberté  d’expression, celui que se charge avec enthousiasme d’en dénoncer et  traquer en permanence les fidèles, c’est celui-là même pour qui elle a  été inventée, le journalisme (au sens large).</p>
<p>Cela dit il y a une énorme différence de position, pour  moi, entre l’affaire à laquelle vous faites allusion et les conditions  actuelles. En 2000 on était dans la plus totale ambiguïté, les  accusations dont je faisais l’objet n’avaient aucun fondement, j’avais  d’autant plus de mal à m’en défendre qu’elles étaient le contraire même  de ce que je pouvais ressentir et penser (et qu’on ne me donnait nulle  part l’occasion d’exprimer, bien entendu). Aujourd’hui, au contraire, il  n’y a aucune ambiguïté. On me reproche de parler d’ <em>immigration massive</em>, de <em>Grand Remplacement</em>, de <em>contre-colonisation</em>, d’ <em>islamisation</em> :  tout cela est parfaitement exact, je plaide coupable. Évidemment  l’adversaire n’en juge pas selon les mêmes critères que moi, il me  traite de <em>raciste</em> et moi je ne me vois pas le moins du monde comme <em>raciste</em>,  bien entendu ; mais je le suis certainement selon ses critères à lui,  qu’il croit justes et que je crois faux. Il y a ambiguïté sur les mots,  divergences quant au jugement à porter sur mes opinions. Il n’y a pas  ambiguïté sur le fond, sur ces opinions elles-mêmes. C’est beaucoup plus  confortable.</p>
<p><strong>Riposte Laïque : Vous interviendrez  aux prochaines assises sur l’islamisation de l’Europe. Vous étiez déjà  présent le 18 juin sur les Champs-Elysées. Pourquoi, vivant dans le  Gers, êtes-vous si sensible à cette question ?</strong></p>
<p><strong>Renaud Camus :</strong> Ça alors,  je n’ai jamais compris ce type d’approche. Je vis dans le Gers, ça ne  m’empêche pas d’être français, citoyen français, d’avoir des opinions à  propos de mon pays et de la politique en général, opinions qui ne sont  pas entièrement conditionnées, j’espère, par les circonstances de ma vie  personnelle. D’ailleurs je suis constamment sur les routes.</p>
<p>L’islam est une grande civilisation qui a développé, à  de certains moments de son histoire, un art admirable en de certains  domaines, l’architecture, la poésie, la musique. Je suis pour la  diversité du monde, la vraie, alors que ceux qui n’ont que ce mot à la  bouche et en appellent éternellement à l’autre, à l’Autre, me semblent  ne préparer que le triomphe désolant du Même, du Pareil au Même, du  sinistre village universel, cette banlieue généralisée fondue dans la  déculturation de masse.</p>
<p>L’étrange est que pour l’islam la phase actuelle  d’expansion tout azimut, de diffusion et de conquête, ne semble pas du  tout coïncider avec un grand moment de civilisation comme il en a connu  au cours de son histoire. Frappe surtout au contraire, dans tous les  pays où il règne déjà, et qui sont tous, peu ou prou, des dictatures, la  curieuse inaptitude au politique, au contrat social, à ce moins pour le  plus qui est à l’origine de toute organisation pacifique de la cité et  que nous appelons pour notre part, à l’In-nocence, le pacte d’ <em>in-nocence</em>, de <em>non-nocence</em>.  Seule la tyrannie arrive à contrôler tant bien que mal cette apparente  incapacité des sociétés islamiques au pacte social. Dans tous les pays  de culture islamique la dictature parvient seule à pallier par la force,  par la peur, par le truquage électoral, le refus civilisationnel, de la  part de chacun, du <em>moins pour le plus</em> qui est la  condition indispensable de l’État de droit et de la démocratie, ce  formalisme. Or, dans nos pays, la nocence, qui va des fameuses  &laquo;&nbsp;incivilités&nbsp;&raquo;, si délicatement nommées, jusqu’au crime organisé, et qui  fait déborder nos prisons, est, avec les ventres, avec la démographie,  l’instrument même de la conquête, par l’espèce de ménage ethnique auquel  elle se livre en permanence, obligeant à fuir de son aire d’action tous  ceux qui n’en peuvent plus de l’endurer quotidiennement ; et de la  sorte élargissant sans cesse les territoires déjà soumis au conquérant,  déjà soustraits à l’autorité de la loi indigène.</p>
<p>C’est pourquoi il est absurde de séparer, comme le font  sans cesse les autorités en leur avide collaboration à ce qui survient,  la lutte contre la délinquance, le <em>policier</em>, le <em>social</em>, le <em>pénal</em>, le <em>répressif</em>, le <em>pénitentiaire</em>,  et d’autre part le politique, l’immigration, la défunte intégration, le  multi-culturalisme, l’aménagement du territoire. Entre ceci et cela il  n’y a pas de solution de continuité. De la part d’une civilisation qui  n’a jamais bien fait la distinction entre la guerre et la razzia, la  nocence est la forme <em>militaire</em> de la conquête, de  même que la démographie, les familles nombreuses ou très nombreuses,  sont sa forme  sociale. Il ne faut pas s’y tromper : les casseurs, les  brûleurs d’école et de bibliothèque, les agresseurs de pompiers et les  voleurs de sacs à main de vieille dame, les petites frappes de R.E.R. et  les caïds de cités sont des soldats, des guerriers, des conquérants, le  bras armé de la contre-colonisation, laquelle est beaucoup plus une  colonisation, une vraie, que la colonisation le fut jamais.</p>
<p>Le grand mérite des concepts de <em>nocence</em> et d’ <em>in-nocence</em> c’est qu’ils font le lien, qu’ils permettent d’envisager ensemble le politique et l’écologique (la <em>nocence</em> c’est bien sûr la <em>nuisance</em>,  la pollution, la dévastation de la terre, son devenir-banlieue), le  politique et le quotidien, les wagons du R.E.R., les halls d’immeubles,  les &laquo;&nbsp;événements&nbsp;&raquo;, les &laquo;&nbsp;cités sensibles&nbsp;&raquo; ; et, bien sûr, la langue  pourrie, pervertie, mensongère, imposée par l’antiracisme dogmatique et  par les porteurs de valise du Grand Remplacement — cette langue si  merveilleusement pudique qui sert à <em>ne pas</em> dire, à <em>ne pas</em> voir, à <em>ne pas</em> montrer, à <em>ne pas</em> croire et surtout à <em>ne pas</em> nommer ce qu’on éprouve pourtant tous les jours : incivilités,  justement, cités sensibles (la plus poétique de ses inventions  délicates), <em>quartiers populaires, jeunes, diversité, multiculturalisme,</em> etc.</p>
<p><strong>Riposte Laïque : Vous venez de publier, aux éditions David Reinharc, votre dernier ouvrage, <em>L’abécédaire de l’In-nocence.</em> Est-ce un programme présidentiel ?</strong></p>
<p><strong>Renaud Camus :</strong> C’est plus  et moins. D’abord c’est un ouvrage collectif, rédigé par les membres du  parti, par ses sympathisants, par les habitués de son forum et par moi :  une anthologie, classée par ordre alphabétique selon les principes de  la collection. Par ordre alphabétique comme tout le reste il y a un bon  nombre des communiqués du parti, publiés presque quotidiennement depuis  dix ans, des interventions de membres ou de non-membres sur le forum  d’In-nocence.org, et bien sûr le programme du parti, qui n’est pas un  programme présidentiel à proprement parler mais qui ressemble beaucoup à  ce que serait le mien.</p>
<p>Vous savez, nous sommes très attachés aux institutions  de la Cinquième République. Un président tel qu’elles le conçoivent  n’est pas un technicien, pas nécessairement non plus un politicien. On a  eu à ce poste beaucoup de professionnels de la politique,  dernièrement : on a vu ce qu’ils avaient donné. Un journaliste m’a  trouvé peu disert sur les quotas laitiers, ces jours-ci. Je ne nie pas  l’importance du problème, mais enfin  il s’agit bien des quotas  laitiers !   Pour en finir ici comme j’ai commencé : le feu est à la  maison. Il s’agit de la survie, ou non, de la culture et de la  civilisation française, de l’indépendance de la France, de la liberté de  son peuple, de sa perpétuation dans son identité ou de son absorption  définitive et sans recours dans la déculturation &laquo;&nbsp;diversitaire&nbsp;&raquo;,  majoritairement musulmane. À  propos de l’immigration, à propos de  l’École, à propos du destin de notre culture nationale et de nos modes  de vie, les électeurs comprendront toujours très bien ce que je  représente. Si dans les circonstances que nous vivons ils en sont encore  à se déterminer pour un candidat ou pour un autre en fonction de ses  vues sur les quotas laitiers ou sur le mariage homosexuel, nous n’avons  pas grand chose à nous dire et je n’ai rien à leur offrir. En revanche, à  ceux qui pensent comme moi que notre pays et notre peuple, soumis à la  menace du Grand Remplacement, sont confrontés à l’une des crises  nationales les plus graves de leur histoire, à ceux-là j’offre  l’occasion de se compter et d’agir, de refuser ce qui arrive.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>***</strong></p>
<p><strong>Entretien pour Culture Mag</strong><br />
mercredi 9 décembre 2010</p>
<p><strong>— Vous vous portez candidat à la candidature de la présidence de  la  République à la tête du parti de l’In-nocence. Pouvez-vous nous   présenter brièvement ce parti : depuis quand existe-t-il et quelle est   sa raison d’être ? </strong><br />
— Le parti de l&#8217;In-nocence existe depuis 2002. Il a été fondé au   lendemain de la fameuse élection présidentielle de cette année-là, par   désespoir, de ma part, de n&#8217;avoir pu voter pour personne : ni pour celui   qui incarnait la politique suivie bon an mal depuis trente ans et qui   nous avait menés là où nous sommes, ni pour celui qui sur un point   essentiel, à savoir l&#8217;immigration de masse, avait vu juste mais   s&#8217;ingéniait à rendre impossible, à force de &laquo;&nbsp;petites phrases&nbsp;&raquo; et de jeux   de mots atroces, tout ralliement à son parti et à sa personne, comme   s&#8217;il ne voulait pas du pouvoir qu&#8217;il réclamait.</p>
<p><strong>— <em>L’Abécédaire de l’In-nocence</em> qui vient d’être publié aux  éditions  David Reinharc a valeur de programme politique. Le parti de  l’In-nocence  s’y exprime sur de très nombreux sujets, comme ferait tout  bon  programme politique, et ménage, me semble-t-il, une très large  place à  l’éducation et à la culture. Pensez-vous que ce sont là deux  piliers  d’une société ? </strong><br />
— Absolument. Pas les deux seuls, mais ce sont des piliers porteurs,   sans lesquels l&#8217;édifice ne tient pas. Ce qui survient n&#8217;aurait pas été   possible sans ce que j&#8217;ai appelé dans un autre livre La Grande   Déculturation.  Ce qui menace à présent c&#8217;est la décivilisation, le   réensauvagement du monde, le retour à une situation antérieure à tout   contrat social, à ce que nous appelons le pacte d&#8217;in-nocence,   c&#8217;est-à-dire de non-nuisance, que ce soit à l&#8217;égard de la nature, de la   Cité ou des concitoyens. Les concitoyens le sont évidemment de moins en   moins dans la mesure où ils sont de moins en moins citoyens, pour   commencer, ce terme-là étant vidé de sens par l&#8217;abolition quasi-totale   de la différence avec son contraire, non-citoyen.</p>
<p><strong>— Par le biais de l’immigration et de la croissance démographique,  vous  revenez régulièrement dans cet Abécédaire sur un thème cher au  parti de  l’in-nocence : celui du Grand Remplacement. Pouvez-vous nous  expliquer  ce que signifie cette expression ? </strong><br />
— Elle désigne la passage dans la triste réalité de ce qui était chez   Brecht une boutade, changer de peuple (puisqu&#8217;on ne peut pas changer de   gouvernement). Robert Redeker interroge les implications philosophiques   d&#8217;un corps nouveau, qu&#8217;il appelle Egobody et dont les membres seraient   indéfiniment remplaçables. À une autre échelle, les remplacistes   considèrent que les membres d&#8217;un peuple sont indéfiniment remplaçables   eux aussi, par les membres d&#8217;autres peuples, et qu&#8217;après remplacement ce   sera toujours le même peuple. Ils estiment que s&#8217;il n&#8217;y a pas assez   d&#8217;Espagnols pour payer les retraites des Espagnols, il suffit de faire   venir des Marocains, des Mauritaniens, des Maliens, qui feront de   parfaits Espagnols. Le remplacisme n&#8217;a qu&#8217;un défaut, c&#8217;est qu&#8217;il suppose   des hommes imaginaires et bien sûr des peuples imaginaires. Mais cet   homme nouveau qu&#8217;exigent les remplacistes, et dont la perspective fait   trembler étant donné le paradoxal lourd passé de l&#8217;homme nouveau, ils   savent bien, plus ou moins consciemment, que seul le rend possible la   déculturation de masse. Les peuples qui connaissent leurs classiques ne   se laissent pas mener sans regimber dans les poubelles de l&#8217;histoire.  Il  est donc impérieux de les leur faire oublier — à quoi le système   scolaire et universitaire s&#8217;entend à merveille.</p>
<p><strong>— Dans cet Abécédaire, vous fustigez (et tout le parti de  l’In-nocence  avec vous) de manière récurrente l’antiracisme que, à la  suite d’Alain  Finkielkraut, vous qualifiez de communisme du XXIe  siècle. En quoi  l’antiracisme est-il un problème ? Ne devrions-nous pas  considérer le  refus de toute forme de racisme comme une grande avancée  de notre  société ? </strong><br />
—  Nous ne fustigeons pas du tout l&#8217;antiracisme en tant que tel mais   l&#8217;antiracisme dogmatique, ce que nous appelons l&#8217;antiracistisme, un mot   meilleur restant à trouver. L&#8217;antiracisme en tant que morale a notre   soutien total. Ce que nous critiquons c&#8217;est l&#8217;antiracisme comme dogme,   comme stéréotype, comme convention de discours, comme arme absolue de   langage, comme pouvoir politique et économique (un des plus gros   employeurs de France, par le biais des associations subventionnées),    comme moyen de faire carrière et de constituer des féodalités, comme   instrument permanent d&#8217;aveuglement, de réduction au silence, de censure,   d&#8217;étouffement de la vérité et maintenant de chantage pur et simple   (voyez par quels élégants arrangements se sont négociées la récente   &laquo;&nbsp;affaire Guerlain&nbsp;&raquo;, ou celle du directeur de cabinet de M. Hortefeux…).</p>
<p><strong>— Le parti de l’In-nocence entend lutter contre toutes les  nocences. Il a  pour ambition de civiliser les Français en insistant sur  la politesse  et l’altruisme. Il propose également de prendre soin des  personnes âgées  trop souvent maltraitées et qui devraient être  considérées comme une  force pour la France. Il estime que le  vieillissement de la population  n’est aucunement un problème. </strong><br />
<strong>Sans nier que la sagesse vienne généralement avec l’âge et qu’un peu   plus de civilité ne saurait nuire à notre pays, ne craignez-vous pas   qu’une société trop policée et dont la jeunesse serait très minoritaire   ne devienne quelque peu étouffante pour cette jeunesse ? Celle-ci  semble  nourrir assez peu d’espoir sur son avenir, désespérant de jamais   trouver sa place dans un pays que la génération précédente a  totalement  verrouillé. En lisant <em>l’Abécédaire de l’In-nocence</em>,  on se dit que vous  parlez assez peu de cette jeunesse, si ce n’est au  travers de  l’éducation. Une société qui ne se préoccuperait pas de sa  jeunesse  a-t-elle un avenir ? </strong><br />
— Une société qui se préoccupe au premier chef de l&#8217;éducation et de son   niveau de qualité est une société qui fait pour la jeunesse le   principal, c&#8217;est-à-dire qui lui donne les moyens de sa liberté, qui fait   tout pour que chaque nouveau citoyen ait une chance égale de devenir   tout ce qu&#8217;il veut et tout ce qu&#8217;il peut être. C&#8217;est le mépris pour la   jeunesse, comme d&#8217;ailleurs pour le peuple, qui considère qu&#8217;il faut   éternellement leur trouver et leur prodiguer des occupations pour leurs   loisirs, des distractions, des jeux, du pain et du cirque. C&#8217;est   l&#8217;inculture, pas la culture, qui a besoin en permanence d&#8217;être occupée,   d&#8217;être distraite, d&#8217;être désennuyée.  La culture, au contraire, c&#8217;est  la  claire conscience de la préciosité du temps. Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que   tous ces grands benêts qu&#8217;on entend répéter à longueur de   micro-trottoirs que là où ils sont ils n&#8217;y a rien à faire, que l&#8217;État ou   la municipalité ne font rien pour les occuper ? Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est   qu&#8217;une jeunesse qui a besoin de l&#8217;État ou de la mairie pour se distraire   ou s&#8217;accomplir, faute de quoi elle aura un merveilleux prétexte à la   nocence, une bonne raison de tout casser, à commencer par les   bibliothèques, les maisons des jeunes et de la culture, les salles de   sport ? C&#8217;est une jeunesse laissée à l&#8217;abandon par un système   d&#8217;éducation qui ne fonctionne plus, qui ne peut plus et qui ne sait plus   apprendre aux enfants et aux adolescents la valeur du temps,   c&#8217;est-à-dire la culture et la liberté.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><strong>Entretien avec Jacques Drillon (pour <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20101209.OBS4422/camus-a-droite-toute.html" target="_blank"><em>Le Nouvel Observateur</em></a>)</strong><br />
mardi 15 décembre 2010</p>
<div style="text-align: justify;"><strong>Le Nouvel Observateur.</strong> &#8211; <em>Pourquoi se présenter à une élection quand on n&#8217;a aucune chance d&#8217;être élu ?</em><strong></strong><strong></strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong>Renaud Camus.</strong> &#8211; On peut  souhaiter que les idées qu&#8217;on défend figurent dans le débat  électoral  et politique, et aussi, dans mon cas, par désespoir de ne  savoir pour  qui voter, au point de ne voter pour personne.</div>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Combien avez-vous de membres dans le parti de l&#8217;In-nocence ?</em><strong></strong><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Autour d&#8217;une centaine.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Vous avez de l&#8217;argent pour votre campagne ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Pas un sou. Je n&#8217;y avais même pas pensé.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Vous aurez les 500 signatures de maires ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Cela me semblait impossible, et finalement ça l&#8217;est moins que je ne l&#8217;imaginais.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Qu&#8217;est-ce qui vous différencie d&#8217;un banal homme de droite ?</em><strong><br />
</strong><strong>R. Camus.</strong> &#8211; Une  préoccupation culturelle plus présente, un souci pour l&#8217;éducation  très  marqué, le souci plus vaste que chacun puisse devenir celui qui  est en  lui ou en elle.</p>
<p><strong>N. O.</strong><em>- Le fondement de votre politique, c&#8217;est l&#8217;in-nocence, la volonté de ne pas nuire aux autres.</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211;  L&#8217;innocence, on la perd, on en porte le deuil ; l&#8217;in-nocence, au   contraire, est devant soi, on y aspire. Elle permet la liaison de trois   éléments généralement séparés : l&#8217;action politique, écologique et   «moeursale», qui concerne les moeurs, et se démarque du domaine « moral   », déjà employé.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>La non-agression est-elle une valeur en soi ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; C&#8217;est même  la valeur fondamentale du politique. C&#8217;est autour d&#8217;elle  que s&#8217;organise  la notion de contrat social. C&#8217;est ce que j&#8217;appelle le  moins pour le  plus : on renonce à  sa capacité de nocence individuelle au bénéfice  d&#8217;une sorte de  tranquillité générale. Dans l&#8217;idéal, évidemment. Elle  n&#8217;est pas  suffisante, mais elle est indispensable à toute action  politique. Elle correspond au moment où l&#8217;on renonce à la violence dans  la cité &#8211; en quoi les différentes civilisations se sont montrées assez  inégalement aptes.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Président, vous allez devoir prendre mille décisions. Que pensez-vous des quotas laitiers ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> Rien.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Vous interdirez les voitures qui consomment plus de 10 litres aux 100 et roulent à plus de 130</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Je trouvais absurde de vendre des voitures qui roulent plus vite qu&#8217;il n&#8217;est autorisé.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Votre   interdiction va entraîner une baisse considérable des ventes de   voitures françaises, et mettre sur le carreau des milliers de personnes.</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Cette  objection a été apportée à tout, depuis quarante ans, et paralyse toute  action politique. Je ne suis pas sûr qu&#8217;un pays qui prendrait ce genre  de décision essuierait à terme beaucoup de pertes économiques. Par  exemple, nous sommes partisans d&#8217;être beaucoup plus fermes à l&#8217;égard de  pays comme la Chine ; je suis persuadé qu&#8217;à longue échéance le commerce  français y gagnerait. Les rapports politiques ne doivent pas se limiter à  des discussions de représentants de commerce.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Vous  préconisez de limiter à 50% le nombre de reçus au bac, dans le but de  revaloriser cet examen. Que faitesvous des 50% de recalés ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Les diplômes n&#8217;ont de signification que dans la mesure où tout le monde ne les a pas.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Mais ils attestent aussi un certain niveau d&#8217;instruction.</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Non. Le  niveau ne correspond qu&#8217;au nombre de ceux qui l&#8217;ont ; si l&#8217;on  décrète  que 80% d&#8217;une classe d&#8217;âge doit avoir le bac, alors on baisse  le niveau  pour que le seuil soit atteint. Le niveau des bacheliers  actuels n&#8217;a  plus rien à  voir avec celui des bacheliers d&#8217;il y a trente ou quarante  ans. Nous  préconisons de descendre de 5% par an : c&#8217;est assez modeste.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Les autres 50%, vous leur donnez de l&#8217;instruction ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Nous  souhaitons former tous ceux qui peuvent et veulent l&#8217;être &#8211; et leur en  donner tous les moyens, à quelque origine qu&#8217;ils appartiennent,  économique, ethnique, sociale&#8230; Nous sommes extrêmement sensibles à   l&#8217;incroyable perte d&#8217;intelligence que nous observons chez tous ces   jeunes gens qui auraient les moyens intellectuels de faire quelque chose   de plus intéressant, de devenir des adultes plus intéressants.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Néanmoins, vous souhaitez augmenter de 50% les reconduites à la frontière. Eux ne mériteraient-ils pas l&#8217;instruction ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Les  reconduites à  la frontière concernent des non-citoyens français. Nous  défendons un  accroissement aussi grand que possible de la différence de  traitement  entre les citoyens et les non-citoyens. La citoyenneté a un  sens, même  si le citoyen français a toute latitude d&#8217;errer comme nous  le voyons faire quotidiennement.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Si nous avions régularisé plus massivement les sans-papiers, peut-être aurionsnous moins erré ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Je n&#8217;en suis pas sûr.</p>
<p><strong>N. O.</strong><em>-  Dans votre livre-programme voisinent un appel solennel à  Israël de  cesser la colonisation, la défense du pont d&#8217;Ancenis, qui  menace ruine,  et une attaque en règle de l&#8217;éclairage public en zone  rurale&#8230;</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Ce livre  est un  abécédaire, qui comprend aussi bien le programme, les  communiqués du  parti, que des collaborations extérieures à  notre site.  Le très particulier peut côtoyer le très général. Telle est  la  richesse de l&#8217;idée d&#8217;in-nocence : elle a une ère d&#8217;application très   vaste. Quant à  l&#8217;éclairage nocturne, la dépense est importante, souvent  idiote,  puisqu&#8217;on éclaire des endroits où personne ne passe. L&#8217;enjeu  écologique  est énorme, le bénéfice quasi nul. Distribuons des  lampes-torches à ceux qui viendraient à  passer ! Nous sommes très  préoccupés par le « devenir banlieue » du  monde, par la disparition de  l&#8217;absence, du vide, du manque. Nous sommes  le seul parti qui défende la  nuit.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Vous décernez trois prix &#8211;  négatifs. Le prix du Grand Remplacement est décerné à  Louis Schweitzer,  président de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre  les  Discriminations et pour l&#8217;Egalité), pour, dites-vous, « sa   collaboration majeure au Grand Remplacement, tant par l&#8217;exaltation béate   de la prétendue «diversité» qu&#8217;ils professe, la traque forcenée qu&#8217;il   anime de tout ce qu&#8217;il appelle «discrimination» et qui n&#8217;est que  constat  des différences ». Qu&#8217;est-ce que le Grand Remplacement ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Cela parle de soi-même. Le remplacement du peuple français par des peuples étrangers.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Le prix de la Grande Déculturation, décerné à François Bégaudeau.</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Lui et son film, «Entre les murs », vont dans le sens de la Grande Déculturation.</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Le prix de la Nocence va aux supporteurs de l&#8217;équipe de foot d&#8217;Algérie.</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Ils ont  défilé dans Marseille, en cassant tout sur leur passage, et  derrière le  drapeau de l&#8217;Algérie. Ce qui comptait pour eux, c&#8217;était  l&#8217;équipe  d&#8217;Algérie, et non pas celle de France. Ils étaient donc plus  algériens  que français. Et ils manifestaient leur joie ! Que se  serait-il passé  si l&#8217;équipe d&#8217;Algérie avait perdu !</p>
<p><strong>N. O.</strong> &#8211; <em>Vous allez réformer la Constitution ?</em><br />
<strong>R. Camus.</strong> &#8211; Nous sommes attachés à celle de la V<sup>e</sup> République, dans sa forme princeps, avec septennat. Le quinquennat a   des effets très fâcheux. Mais une Constitution vaut surtout par la   convention qu&#8217;elle représente, par sa durée. Voyez celle des Etats-Unis :   ils n&#8217;en n&#8217;ont jamais eu qu&#8217;une, et nous en avons usé vingt&#8230; C&#8217;est  un  pacte ; peu importe ce qu&#8217;il est, finalement ; il permet de n&#8217;y plus   penser.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><strong>Entretien pour <em>Le Monde</em> </strong>(Jean Birnbaum)<br />
mardi 15 décembre 2010, non publié et remplacé par <a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/12/17/renaud-camus-candidat-de-l-occident_1454678_3260.html" target="_blank">un article à charge</a>.<strong> </strong></p>
<p><strong>— Il n’est pas fréquent qu’un écrivain se présente à l’élection présidentielle. Quel est le sens d’un tel geste ? </strong><br />
— Le désespoir. Le refus des situations qui se sont présentées aux  dernières élections, l&#8217;impossibilité de voter. Le parti de l&#8217;In-nocence,  que je préside depuis 2002, avait essayé en 2006 d&#8217;entraîner à la  candidature des personnalités qu&#8217;il admire, Alain Finkielkraut ou  Jacqueline de Romilly, ou émis le vœu qu&#8217;un Laurent Lafforgue soit  candidat. Mais personne n&#8217;avait été assez fou pour se lancer là-dedans.</p>
<p><strong>— Quand vous vous avancez sur cette scène en tant qu’écrivain, vous  inscrivez-vous dans une tradition particulière ? Avez-vous un précédent  en tête ? </strong><br />
— Je ne sais pas si je me présente en tant qu&#8217;écrivain. Après tout je  suis le président d&#8217;un parti politique, même si ce n&#8217;est pas exactement  un parti de masse, pour le moment.</p>
<p><strong>— Vos textes littéraires sont voués à l’exploration subjective, à  l’auscultation du moi. N’y a-t-il pas une tension entre ce style  individualiste et la rhétorique propre à l’engagement politique ? </strong><br />
— Toute tension est bonne à prendre, littérairement. Et puis tous mes  textes littéraires ne sont pas voués à l&#8217;auscultation du moi. Ce n&#8217;est  pas le cas de ma principale entreprise, les Églogues, ni des Demeures de  l&#8217;esprit.</p>
<p><strong>— Vous soulignez votre désir de « vivre entre les mots », de bâtir un «  espace heureux » du langage. Cet idéal peut-il survivre sur la scène  politique ? </strong><br />
— Je ne sais pas s&#8217;il peut y survivre mais la scène politique en aurait  bien besoin. La crise de la parole, de la parole d&#8217;honneur, de  l&#8217;engagement (pas au sens sartrien), de la vérité, du sens des mots, me  semble au cœur de la situation actuelle.</p>
<p><strong>— Quel est le sens de votre participation aux Assises contre l’islamisation ? </strong><br />
— La résistance au Grand Remplacement, à la contre-colonisation, à  l&#8217;idée que les peuples, les civilisations, les individus, sont  remplaçables, que d&#8217;autres feraient aussi bien l&#8217;affaire à leur place.</p>
<p><strong>— Les groupes qui organisent ces Assises sont souvent labellisés «  extrême droite ». Pensez-vous que ce soit justifié ? Si non, pouvez-vous  proposer une définition de « l’extrême droite », comme vous l’avez fait  naguère pour le mot « racisme » ? </strong><br />
— La puissance invitante originelle, celle à laquelle nous avons  répondu,  est &laquo;&nbsp;Riposte laïque&nbsp;&raquo;, que je vois mal d&#8217;extrême droite.  Extrême droite est une expression polémique qui va devoir subir de  sérieuses remises en cause. Quand le feu est à la maison on ne se  demande pas trop (un peu tout de même) de quel côté arrivent les seaux…</p>
<p><strong>— Pourquoi votre Abécédaire ne comporte-t-il pas d’entrée « Occident » ? Que recouvre pour vous cette notion ? </strong><br />
— L&#8217;amitié pour le soir.</p>
<p><strong>— La maison d’édition qui édite le livre revendique son attachement au  judaïsme et à ce qu’elle nomme « le droit à la bagarre ». Comment est né  ce compagnonnage éditorial et quel est son sens ? </strong><br />
— David Reinharc est aussi producteur de radio, je l&#8217;ai rencontré à une  émission de Judaïque FM, nous avons sympathisé, il m&#8217;a dit qu&#8217;il était  éditeur et m&#8217;a demandé si je n&#8217;aurais pas des textes à lui proposer. Je  lui ai dit que je disposais seulement de ceux de l&#8217;In-nocence, qui  n&#8217;intéressaient pas mes autres éditeurs. Il m&#8217;a dit que c&#8217;étaient  justement ceux-là qu&#8217;il lui plairait d&#8217;éditer. Et voilà, comme je crois  qu&#8217;on dit.</p>
</div>
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		<title>Le Dernier Homme et le retour du &#171;&#160;nous&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Sep 2010 11:08:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour parler du Dernier Homme, Hank nous revint. Il en sort que nous ne sommes Que des pantins.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/files/dernierhomme.jpg" alt="" width="500" height="278" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pour parler du Dernier Homme,</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://festivhank.blogspot.com/" target="_blank">Hank</a> nous revint.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en sort que nous ne sommes</p>
<p style="text-align: justify;">Que des pantins.</p>
</blockquote>
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		<title>Badiou, patriote et ennemi du désastre ?</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 18:27:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est quoi finalement un ennemi ? Quelqu&#8217;un qui considère que le monde tel qu&#8217;il va actuellement est excellent et qu&#8217;il doit continuer dans la même voie. C&#8217;est intéressant de rencontrer un ennemi ? On a toujours intérêt à rendre publiques – et aussi rationnellement que possible – les contradictions. Surtout si l&#8217;adversaire est prêt à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/files/finkielkraut_badiou.jpg" alt="" width="500" height="152" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est quoi finalement un ennemi ?</strong><br />
Quelqu&#8217;un qui considère que le monde tel qu&#8217;il va actuellement est excellent et qu&#8217;il doit continuer dans la même voie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est intéressant de rencontrer un ennemi ?</strong><br />
On a toujours intérêt à rendre publiques – et aussi rationnellement que  possible – les contradictions. Surtout si l&#8217;adversaire est prêt à en  débattre sans manier l&#8217;invective. C&#8217;est comme le théâtre, qui a une  fonction didactique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rencontrer Alain Finkielkraut comme vous l&#8217;avez fait pour le livre </strong><strong><em>L&#8217;Explication,</em></strong><strong> c&#8217;était rencontrer un ennemi ? </strong><br />
Non, car il ne pense pas, lui, que le monde tel qu&#8217;il va actuellement  est excellent et qu&#8217;il doit continuer dans la même voie. Il est au  contraire passionnément rattaché à l&#8217;école de la IIIe République. Il a  cette passion-là, et elle est honorable, je ne la lui reproche pas : mes  quatre grands-parents étaient instituteurs ! Notre face-à-face était  donc un peu une pièce de théâtre où chacun jouait son rôle d&#8217;adversaire  présumé. Et j&#8217;ai été réellement touché, je l&#8217;avoue, au fur et à mesure  du dialogue, par deux points qui suffisent à la vérité de notre  rencontre. Le premier, c&#8217;est une forme de patriotisme qu&#8217;après tout je  partage avec lui : j&#8217;aime la France, son histoire – la Révolution, la  Commune, la Résistance, Mai 68 – en somme, la fameuse France des droits  de l&#8217;homme telle qu&#8217;elle continue à être vue à l&#8217;étranger. Et je souffre  de son état actuel, défensif et fatigué, de son manque d&#8217;inventivité en  matière politique, comme je vois bien que Finkielkraut souffre aussi,  mais pour des causes erronées, à mon avis&#8230; Le second point de  compréhension entre nous est le constat d&#8217;être dans un monde où beaucoup  de facteurs rendent les intellectuels mélancoliques. Notre différence  tient à ce qu&#8217;Alain Finkielkraut ne cesse de les chercher, alors que  j&#8217;essaie, moi, de les combattre. [...]</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-size: medium;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A votre propos, Alain Finkielkraut dit : </strong><strong><em>«  Pour n&#8217;exclure personne, il faudrait faire le vide en soi, se  dépouiller de toute consistance, n&#8217;être rien d&#8217;autre, au bout du compte,  que le geste même de l&#8217;ouverture »&#8230;</em></strong><br />
Mais je n&#8217;ai jamais dit qu&#8217;il ne fallait exclure personne : il y a des  ennemis ! Et contrairement à ce que dit Finkielkraut, on rencontre avec  ce qu&#8217;on est, et pas en faisant le vide en soi. Il m&#8217;aura au moins  convaincu d&#8217;une chose : le front idéologico-politique entre les hommes  d&#8217;aujourd&#8217;hui n&#8217;est pas entre ceux qui ont une vision mélancolique du  pays (comme lui) et ceux qui essaient d&#8217;en avoir une plus créatrice  (comme moi). Mais entre ceux qui trouvent excellent l&#8217;état des choses  présent, qui en font la propagande et s&#8217;y sentent parfaitement à l&#8217;aise,  et les autres&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.telerama.fr/monde/alain-badiou-les-gens-se-cramponnent-aux-identites-un-monde-a-l-oppose-de-la-rencontre,58743.php" target="_blank">Lire l&#8217;entretien complet</a><br />
</strong></p>
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		<title>Ceci n&#8217;est pas un blog néo-conservateur</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 04:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce blog a l&#8217;honneur de figurer dans le dernier rapport du MRAP. Il apparaît que les seuls noms de Renaud Camus et de Jean Raspail, visibles en sa page d&#8217;accueil, aient suffit à alarmer les sbires aounites. On appréciera le sérieux de l&#8217;entreprise ; peuvent en témoigner l&#8217;agencement vétilleux des sections et sous-sections comme la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/files/mrap.jpg" alt="" width="500" height="131" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce blog a l&#8217;honneur de figurer dans <a href="http://www.mrap.fr/campagnes/RacismeInternet/rapport-MRAP2009.pdf" target="_blank">le dernier rapport du MRAP</a>. Il apparaît que les seuls noms de Renaud Camus et de Jean Raspail, visibles en sa page d&#8217;accueil, aient suffit à alarmer les sbires aounites. On appréciera le sérieux de l&#8217;entreprise ; peuvent en témoigner l&#8217;agencement vétilleux des sections et sous-sections comme la maîtrise affichée du numérotage. La forme exagérement administrative ne dupera personne. Voilà un moyen bien commode de masquer le néant intellectuel de son analyse tout en laissant courre à ses penchants étatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Là n&#8217;est pas le principal, cependant. Comme on pourra le constater page 92, l&#8217;étudiant en première année de sociologie qui a rédigé ce rapport, en assimilant les nouveaux réactionnaires aux néo-conservateurs, bascule  dans l&#8217;amalgame  nauséabond et stigmatise ainsi ce courant fragile de la réacosphère. À vomir&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;">À lire sur le même sujet : <strong><a href="http://festivhank.blogspot.com/2010/02/mrap-attack.html" target="_blank">Mrap Attack</a></strong>.</p>
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		<title>Taguieff sur l&#8217;identité nationale</title>
		<link>http://www.nouveau-reac.org/taguieff-sur-lidentite-nationale/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 17:45:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Diversité et métissage : un mariage forcé]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/files/taguieff2.jpg" alt="" width="486" height="218" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nouveau-reac.org/textes/pierre-andre-taguieff-diversite-et-metissage-un-mariage-force/"><strong>Diversité et métissage : un mariage forcé</strong></a></p>
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		</item>
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		<title>Débat entre Alain Finkielkraut et Alain Badiou</title>
		<link>http://www.nouveau-reac.org/debat-entre-alain-finkielkraut-et-alain-badiou/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 07:26:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Aude Lancelin. - Un débat sur «l’identité nationale» a été imposé au pays pour des raisons largement électorales. Maintenant que de façon assez prévisible il dérape, comment y faire face ? Alain Finkielkraut. – Je ne sais si le débat est opportun mais l’inquiétude est légitime. Dans sa fameuse conférence de 1882, Renan commence par écarter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/files/finkielkraut_badiou.jpg" alt="" width="500" height="152" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aude Lancelin. -</strong><em> Un débat sur «l’identité nationale» a été imposé au pays pour des raisons largement électorales. Maintenant que de façon assez prévisible il dérape, comment y faire face ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alain Finkielkraut. – </strong>Je ne sais si le débat est opportun mais l’inquiétude est légitime. Dans sa fameuse conférence de 1882, Renan commence par écarter toute définition raciale de la nation. <em>« L’histoire humaine diffère essentiellement de la zoologie »</em>, dit-il, et il définit la nation comme un principe spirituel, comme une âme (il ne faut pas avoir peur de ce mot), composée de deux éléments : un riche legs de souvenirs, un héritage de gloire et de regrets à partager d’une part, et de l’autre, le consentement actuel, le désir de continuer la vie commune. Or la France est aujourd’hui le théâtre d’une double crise : de l’héritage et du consentement. L’exécration de la France est à l’ordre du jour dans une fraction non négligeable des nouvelles populations françaises. Il faut vivre à l’abri du réel pour considérer que cette francophobie militante est une réponse au racisme d’Etat ou à la stigmatisation de l’étranger.</p>
<p style="text-align: center;">&gt; <a href="http://www.nouveau-reac.org/textes/debat-entre-alain-finkielkraut-et-alain-badiou/"><strong>Lire la suite</strong></a> &lt;</p>
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		<title>Diam&#8217;s bientôt actrice</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 14:06:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est confirmé, la chanteuse de rap Diam&#8217;s, idole de Ségolène Royal et de François Bégaudeau, participera au prochain film de Gérard Jugnot, &#171;&#160;La mosquée de Jérusalem&#160;&#187;, remake du film culte des Monty Pythons, &#171;&#160;La vie de Brian&#160;&#187;. L&#8217;histoire originale (dans la Jérusalem occupée par les Romains, Brian, un Juif ordinaire, est pris pour le messie) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-506    alignnone" style="float: left; alt=" title="tjones" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/wp-content/uploads/2009/10/tjones.jpg" alt="" width="148" height="103" />C&#8217;est confirmé, la chanteuse de rap Diam&#8217;s, idole de Ségolène Royal et de François Bégaudeau, participera au prochain film de Gérard Jugnot, &laquo;&nbsp;La mosquée de Jérusalem&nbsp;&raquo;, remake du film culte des Monty Pythons, &laquo;&nbsp;La vie de Brian&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-510  alignright" title="diams" src="http://www.nouveau-reac.org/blog/wp-content/uploads/2009/10/diams.jpg" alt="diams" width="117" height="163" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire originale (dans la Jérusalem occupée par les Romains, Brian, un Juif ordinaire, est pris pour le messie) serait transposée dans la Palestine occupée d&#8217;aujourd&#8217;hui, les Israéliens remplaçant les Romains, et les musulmans remplaçant les Juifs : Muhammad, un palestinien ordinaire de Cisjordanie, est pris pour le Mahdi (le sauveur de l&#8217;islam). De source sûre, Diams jouerait le rôle de Terry Jones, la mère de Muhammad.</p>
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		<title>Fusion</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 19:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NR</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mon ancien site, regroupant textes et émissions, et ce blog ont, par souci d&#8217;uniformité, fusionné. Utilisez les onglets en haut de page pour accéder aux documents.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mon ancien site, regroupant textes et émissions, et ce blog ont, par souci d&#8217;uniformité, fusionné. Utilisez les onglets en haut de page pour accéder aux documents.</p>
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