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Archives de la catégorie 'Extraits et Citations'

En plein milieu de l’«affaire Camus», devant la malhonnêteté du montage opéré par Claude Lanzmann dans la pétition jugeant « criminelles » les opinions de Renaud Camus et appelant au retrait des textes impliqués, Renaud Camus envisage deux hypothèses quant à la manipulation de Claude Lanzmann : « Ou bien il procède d’un cynisme incomparable, ou bien, si la bonne foi de l’auteur n’est pas en cause, il révèle une rare incapacité à lire et à comprendre. »

Il s’avère, des années plus tard, que « cynisme » convenait mal. Mais je vous laisse (re)découvrir cela en détails avec les extraits suivants provenant de trois volumes du journal (2000, 2005 et 2006) et de Du sens.

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J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture.

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Voici un article de Taguieff très abordable que les « catholiques à babouches » devraient lire. Extrait :

Dans les pays musulmans, les chrétiens sont particulièrement discriminés et persécutés, lorsqu’ils n’en ont pas été chassés. C’est dans certains pays musulmans qu’au nom de l’islam sont perpétrés des massacres de civils, visés en tant que chrétiens. C’est  dans le monde musulman qu’on trouve les espaces privilégiés de la christianophobie criminelle. Du Soudan au Pakistan, du Nigeria à l’Irak, des bandes de musulmans fanatisés, n’ayant rien à envier aux pogromistes russes ou ukrainiens d’antan, attaquent et tuent des chrétiens parce que chrétiens, brûlent leurs églises ou leurs écoles. La légitimation de ces massacres est fondée sur un argument central : les chrétiens sont des « ennemis de l’islam ».

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Le Monde et sa couverture exemplaire du ramadan :

  • C’est mon premier ramadan, par Fred

J’ai 36 ans, je suis Parisien de naissance, et je me suis marié avec une musulmane le 8 août 2008. Ce mariage n’aurait pas pu avoir lieu sans que je sois converti à l’islam. Ce fut fait, non sans quelques inquiétudes de la part de ma famille, avec une réelle démarche spirituelle de ma part. C’est ainsi donc que je vis aujourd’hui le premier jour de mon premier ramadan. J’ai toujours déploré qu’en nos sociétés occidentales, on mette de côté certains aspects essentiels de notre héritage traditionnel et spirituel, comme la pratique du jeûne, qui est une pratique présente dans toutes les religions du livre. Aussi, c’est aujourd’hui, davantage par tradition que par religion, que j’entame ce jeûne. Je le fais avec joie, curiosité, dans la méditation et l’ouverture aux autres.  Pour moi le ramadan, c’est la domination de l’esprit sur le corps, c’est le dépouillement de soi pour s’ouvrir aux autres, c’est aussi un espace où les liens sociaux se resserrent.

  • Je fais le jeûne, sans être musulman, par Matthieu Cahors

Je ne suis pas musulman mais vais essayer de respecter le jeûne du ramadan avec des amis musulmans pour réaliser le don de sa personne et une remise en cause personnelle sur une période vraiment conséquente.

Les commentaires valent aussi le détour :

michel j.

On aimerait, nous les cathos, avoir également une même couverture médiatique sur le carême…

Alain S.

Le carême est bien moins suivi, il n’a aucune conséquence ni dans la société, ni dans les entreprises. Vous avez quelque chose contre les musulmans ?

Kamel S.

Quelle intolérance de la part de certains. A lire certains commentaires, les guerres de religion ne sont pas terminées. Mais oui! Les guerres de religion ne sont pas terminées, naif que je suis. Couverture médiatique plus importante, oui. Mais c’est normal. Chaque religion a sa part de gloire dans les médias au moment de ses fêtes importantes. Mais dès qu’il s’agit d’Islam… La France était chrétienne oui. Elle était!! La France est aujoud’hui multi-culturelle! YES WE CAN! Bon ramadan à tous!

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Bien qu’elle soit jolie, il me semble – mais je ne suis pas un spécialiste -, je dois reconnaître n’être qu’assez médiocrement impressionné, en général, par les performances télévisées de la journaliste Aude Lancelin, qui officie régulièrement chez Franz-Olivier Giesbert, depuis quelques mois. Elle est presque aussi mauvaise que moi, c’est dire; et encore moins sympathique.

Je dois reconnaître néanmoins qu’elle met un vrai talent, dans Le Nouvel Observateur, à donner corps avec concision et clarté aux opinions exactement inverses des miennes. Ainsi il m’a semblé observer récemment, avec plaisir, une tardive percée de la réalité dans le débat idéologique, parcequ’il y était enfin question, après des années de refoulement, des « communautés », des « groupes ethniques », des composantes diverses de la société multiculturelle, et de leur rôle dans l’actualité et dans la société telle que nous l’éprouvons. Aude Lancelin est si limpide à ce propos, on dirait que c’est à moi qu’elle répond – mieux qu’à moi, plus qu’à moi, à mes réflexions intérieures, à mon stream of consciousness :

«On se souvient de la phrase du comte Mosca dans « la Chartreuse de Parme » : « Si le mot d’amour vient à être prononcé entre eux, je suis perdu. » Nommer c’est faire exister. Le mot solidifie le sentiment. Il peut aussi précipiter chimiquement la haine. C’est désormais chose faite entre les « communautés » en France où, depuis quelques mois, certains ont lâché les mots, comme on lâche les chiens.»

Ainsi commence l’article, une chronique, « Les faiseurs d’histoire » – je ne suis pas loin de le trouver excellent. Voici comment il se termine, après un détour par Hannah Arendt :

«Ce que montre surtout Arendt, c’est que le surgissement de la lecture raciale a toujours été en France un profond signe de régression, de décadence, une échappatoire temporaire au vécu politique véritable. Ceux qui croient atteindre à la « réalité même » en s’entêtant de l’ethnique atteignent le degré de fantasme maximum. Au double sens du terme, ce sont des faiseurs d’histoire. Et ce qu’ils préparent, sans toujours vouloir se l’avouer à eux-même, c’est la « guerre civile », écrit-elle. Alors ils prononcent le mot de race, et c’est le pays qui se perd.»

Ici quelqu’un a tort et quelqu’un a raison. Mais c’est bien ainsi que se pose la question.

*

Mme Lancelin, tout agrégée de philosophie qu’elle est (c’est Finkielkraut qui me l’a appris ce matin), est bien audacieuse de mettre entre guillemets, et en italique encore, à la mauvaise façon journalistique, des phrases qu’elle prête au comte Mosca, et à travers lui à Stendhal, alors qu’elles ne sont nulle part dans La Chartreuse de Parme. «On se souvient de la phrase du Comte Mosca», en prélude à la fausse citation, est d’un esprit particulièrement hardi, ou facétieux. Le comte Mosca ne pense ni ne dit rien de pareil – pas en ces termes-là, en tous cas. C’est mot d’amour qui m’a mis la puce à l’oreille. Stendhal n’aurait pas pu avoir écrit mot d’amour, qui dans cette phrase-là n’aurait aucun sens, mais seulement mot «amour » ou «mot amour». Ce que je trouve chez lui de plus approchant, et qui est même très proche quant au sens, est ceci (il s’agit en effet du comte Mosca; les autres, bien sûr, sont Fabrice et la Sanseverina) :

«Il devenait fou; il lui sembla qu’en se penchant ils se donnaient des baisers, là, sous ses yeux. Cela est impossible en ma présence, se dit-il; ma raison s’égare. Il faut se calmer; si j’ai des manières rudes, la duchesse est capable, par simple pique de vanité, de le suivre à Belgirate; et là, ou pendant le voyage, le hasard peut amener un mot qui donnera un nom à ce qu’ils sentent l’un pour l’autre; et après, en un instant, toutes les conséquences

(Italics mine.) Une idée assez voisine a été exprimée deux pages plus haut, comme si Stendhal faisait des gammes, ou comme s’il avait tourné un moment autour de sa proie :

«D’ailleurs, une fois que j’ai prononcé le mot fatal jalousie, mon rôle est tracé à tout jamais.»

Peu de scrupule philologique, donc au Nouvel Observateur - on n’en sera qu’à moitié étonné. Reste l’idée forte qui organise efficacement, autour de cette citation à moitié fausse, l’article de Mme Lancelin. On pourrait le prendre pour un aveu, et qui confirme à merveille ce que moi-même je ne fais que dire depuis des années : que l’essentiel, pour les maîtres de l’heure (les comtes Mosca), c’est que les choses ne soient pas dites, que les situations ne soient pas nommées, que ce qui survient soit chaque jour offusqué, noyé dans le silence. Aude Lancelin estime que «Ceux qui croient atteindre la « réalité même » en s’entêtant de l’ethnique» se trompent, et même «atteignent le degré de fantasme maximum». Il est vrai qu’on peut nommer à tort ou nommer à raison, sans qu’il y ait grande différence quant aux conséquences, puisque, dans la perspective stendhalienne, ou moscaienne, c’est la nomination qui crée de la réalité, ou la provoque. Mais cet amour dont Mosca craint par-dessus tout qu’il ne soit nommé, entre Fabrice et la Sanseverina, il a une bonne dose de réalité, au moins dans un sens – la duchesse est réellement amoureuse de Fabrice -, et dans une certaine mesure dans les deux, même :

«Ce qu’il y avait de plus cruel au milieu de toutes ces pensées, c’est que réellement Fabrice aimait la duchesse de bien loin plus qu’aucun être au monde.»

Et il est bien singulier de voir les Amis du Désastre, ou Le Nouvel Observateur qui est une de leurs gazettes, et la vertueuse Mme Lancelin, épouser structurellement le point de vue du comte Mosca, cet habile vieux routier de la politique, conseiller madré d’un tyran.

Le royaume de Sobrarbe, journal 2005, p. 265-268

*

Bonus : Une émission mémorable opposant Aude Lancelin (épaulée d’un rappeur) à Zemmour, sur le thème de l’esclavage. Les positions de Mme Lancelin sont assez similaires à celles commentées par Renaud Camus : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. De la part d’un pays qui a vécu la révolution française … droits de l’homme … etc ». À partir de 9:40 :

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On propose à nos sociétés un avenir multiculturel, et le grand paradoxe du multiculturalisme, c’est que toutes les cultures sont les bienvenues à l’exception d’une seule, la culture du pays hôte. Pour être authentiquement multiculturelle, pour accueillir la diversité comme il se doit, la France est tenue de ne plus être une nation substantielle, mais une nation procédurale simplement vouée à organiser la coexistence des communautés qui la composent.

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Trouvé sur le site de la HALDE :

La HALDE recommande de ne plus utiliser l’appellation discriminante « gang des barbares » pour désigner l’organisation délinquante de Youssouf Fofana. Et tout en déplorant la malheureuse affaire dont monsieur Fofana est l’auteur, la HALDE rappelle que ce dernier est un français comme les autres.

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Déception

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Renaud Camus, invité de Roland Barthes, France Culture, 1975

Peut-être tenons-nous là l’origine des de comment, à comment et sur comment à France Culture.

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«Raciste de souche»

C’est vrai que quand j’entends «français de souche», j’entends «raciste de souche».

Edwy Plenel, lors du débat sur l’affaire Renaud Camus

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Prospection

Gallimard serait bien avisé de se débarrasser enfin et pour de bon de cette « merde » (c’est son mot/voir l’interview/je le reprend), qu’est Richard Millet, qui lui cause plus de tord qu’autre chose. Ces gens sont le malheur de la littérature en mouvement, libre, de la littérature sans complexe comme une fête perpétuelle où tous et toutes ont part. Pour qui se prend-t-il ? Le gardien du temple ? Pauvre tanche ! Ses livres sont poussiéreux au possible, à crever d’ennui… Lamentable de vacuité et d’immobilisme.

Nous voilà donc en concurrence avec George-s.

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Il fallait pour qu’Israël puisse attaquer le Liban que l’armée syrienne soit partie et l’affaire Hariri a mené au départ de la protection syrienne sur le Liban.

Alain Soral

Les américano-sionistes auraient donc fomenté l’assassinat d’Hariri et fait croire à tous – excepté aux sains d’esprit comme Soral et Meyssan – que la Syrie en était responsable, et ce, dans le seul but de faire lever la protection syrienne sur le Liban grâce à laquelle la fureur meurtrière d’Israël ne pouvait se libérer, dissuadée  qu’elle était par le légendaire courage de l’armée syrienne dont le monde avait été témoin lors des guerres israélo-arabes : contrairement aux Égyptiens, les Syriens ne se déchaussaient pas avant de prendre la fuite.

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Masquant tant bien que mal un antisémitisme de garçon de bains poujadiste sous le masque ambigu de l’antisionisme pro-palestinien…

Et c’est Desproges qui le dit ! Mon Dieu, alors lui aussi s’était soumis à la juiverie ? Diantre !

Desproges sur Siné :

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L’ancêtre oublié

On relève au VIIe siècle plusieurs noms importants, comme Georges, [...] missionnaire tué par les arabes en 724 [...].

Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel

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